Ô mon Printemps !

Publié le 20 mars 2011 par Cjhenry

Juste après... (Crédits photographiques : CJH.)

   Aujourd'hui, c'est le printemps qui (m'en)chante...   Je n'ai plus d'yeux et d'oreilles (et de nez) que pour l'aube, le commencement, le début, la genèse (et même la parthénogenèse), l'inauguration, l'incarnation, l'introduction, le lever de rideau, la naissance, l'ouverture, le préambule, la préface, les préliminaires, la préparation, la  renaissance, le  renouveau,  la résurrection...  

   Certitude : la Mégamachine tournera à  vide, désormais elle se passera de ma barbaque et de ma carcasse, à jamais elle cessera de me briser les os et de me broyer la moelle, de me castrer la cervelle et de me casser les couilles…  Je suis en effet un bourgeon magique, un oiseau libre, un papillon incompréhensible, un sujet planant non identifiable, un truc tout doux et tout sucré, mais aussi tout dur et tout nacré, une brindille douée de raison c'est-à-dire douée pour le bonheur et pour le plaisir, et puis, comme je n'attends plus rien je n'espère plus rien, seulement envie et besoin de braver les perspectives, de brouiller les plans, de brûler les programmes...  

   Tu as deviné ? Oui, bien sûr. Tu me comprends ? Évidence.  Tu me prends ? Oui, là, maintenant. Tu m'apprends  ? Sois ma maîtresse pour que je sois ton élève. Tu t'éprends ? Il n'est jamais trop tard. Tu me reprends ? [...]   Je te fatigue ? Dors mon Ange... Demain sera un autre jour puisqu'aujourd’hui est déjà un autre jour, je le sais, je le sens, je le sais parce que je le sens, allez, viens mon hirondelle, tu feras mon Printemps, et tu seras mon Printemps...

   Ô mon Printemps, as-tu déjà songé à t’extraire de la Mégamachine ?


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