Manger de la Viande ou rester en Bonne Santé. Faut-il choisir ?

Publié le 18 février 2011 par Reflexenature

Plus exactement, doit-on faire un choix entre manger de la viande rouge ou suivre les principes du végétarisme ?

En fait, le choix ne peut se faire comme ça et la réponse est : ni l’un ni l’autre à 100%.

Est-on vraiment obligé de choisir ?

Le terme de végétarisme vous fait bondir ? Je vous comprends tout à fait. Mais, je n’en parle pas ici dans le sens où on l’entend habituellement, qui est plus proche du végétalisme pur et dur (sans aucune viande ni sous-produit animal).

De fait, l’être humain est essentiellement végétarien (au sens large de ce terme) mais il a besoin de certains acides aminés qui ne sont disponibles que dans les protéines animales.

Cependant, l’être humain n’a besoin que de 50 grammes de protéines animales par jour apportées par les poissons, les sous produits animaux (lait, œuf, fromages), les volailles, les viandes de boucherie ou la charcuterie. Il fournit ainsi à son corps les acides aminés et autres oligo-éléments qui ne peuvent être fournis par les aliments végétaux (légumes, fruits, céréales, légumineuse, etc.).

Viandes et toxines

Manger de la viande  et notamment de la viande rouge est, du fait de son prix élevé, l’apanage des pays industrialisés et riches.

Ainsi, les habitants des pays industrialisés consomment plus de 50g de viande rouge par jour, à laquelle il faut ajouter toutes les autres viandes pour un total supérieur à 200g par jour !! En outre, ce total ne tient pas compte ni des poissons ni des sous-produits animaux.

L’abus de la viande rouge, qui contient beaucoup de toxines (et de résidus toxiques, comme vous le constaterez plus bas), provoque un vrai problème de santé.

Il suffit de constater les épidémies d’obésité et de maladies dégénératives (dont les cancers, surtout celui du colon) qui touchent tous les pays industrialisés.

Alors, si on revenait à une alimentation plus naturelle axée préférentiellement sur les fruits, les légumes et les poissons ?

Tout le monde s’en porterait mieux car ce mode d’alimentation est plus équilibrée, plus riche en oligo-éléments et surtout moins toxique à long terme.

Par ailleurs, l’élevage et l’agriculture ont du mal aujourd’hui à nourrir tous les habitants de la planète. Une alimentation essentiellement axée sur les fruits, les légumes et les poissons, permettrait aux terres cultivées de nourrir tout le monde.

Observez les chiffres qui suivent et vous comprendrez pourquoi.

Comment produit-on la viande ?

Pour fournir 50 kg de protéines, un animal a dû consommer plus de 800 kg de protéines végétales, autrement dit, de 7 à 16 kg de céréales ou de produits végétaux sont nécessaires pour produire 1 kg de viande.

De ce fait, 64% des terres cultivables du monde servent à la production de viande (pâturage et fourrage).

En outre, aux Etats-Unis par exemple, plus de la moitié de l’eau potable va au bétail. Ainsi, il faut 30 m³ à 60 m³ (1 m³=1 000 litres) d’eau pour faire 1 kg de viande de bœuf alors que seulement 800 litres d’eau suffisent pour produire 1 kg de blé.

En plus, il faut 5 kg de poissons pour produire 1 kg de farine pour le bétail; il faudra 5 kg de cette farine pour qu’un bœuf ou un porc produise 1 kg de viande. Finalement, il faut donc 25 kg de poissons pour obtenir 1 kg de viande !

Production et comparaison

C’est ainsi que les pays industrialisés représentent 26% de la population de la planète mais utilisent 56% des ressources alimentaires mondiales !

Le bétail des pays riches mange autant de céréales que les Indiens (hindous) et les Chinois réunis.

Un bœuf fournit 200 kg de viande, soit l’équivalent de 1 500 repas (hyperprotéinés), alors que les céréales qu’il a mangées auraient pu permettre de servir 18 000 repas (équilibrés).

Ainsi, plus de 5 millions d’enfants meurent de faim chaque année et 50 millions sont malades de malnutrition, alors que pendant ce temps un Américain sur trois et un Français sur quatre sont obèses et mangent trop de viande, avec tous les problèmes de santé que cela entraine.

La pollution provoquée

La consommation mondiale d’engrais de synthèse est passée de 7 millions de tonnes en 1945, à 150 millions de tonnes par an aujourd’hui (21 fois plus !).

Plus de 80 produits différents (attendrisseurs, vitamines, antibiotiques, hormones…) peuvent être injectés aux cochons modernes avant qu’ils soient abattus. Au Canada par exemple, les éleveurs de volailles, de porcs, de bovins et poissons utilisent plus de 20 000 tonnes d’antibiotiques par an en injection, ou incorporées à l’alimentation !

Malgré cela, 80% des animaux élevés industriellement sont malades.

L’industrie agricole emploie plus de 500 pesticides différents, or 90% de tous les résidus de pesticides se retrouvent dans la viande que l’on mange.

Savez-vous que « grâce » aux produits alimentaires industrialisés, vous absorbez entre 2,7 et 4 kg d’additifs alimentaires par an (voyez par exemple mon article sur le Glutamate). Et ce sont les enfants et adolescents qui en pâtissent le plus, avec les sucreries mais surtout avec les sodas et autres boissons artificielles…

Et puis…

Il y a 1 milliard 400 millions de vaches sur la planète (dont une par habitant aux USA)  qui dégagent plus de gaz à effet de serre que tous les moyens de transports réunis, soit plus de 20% de l’émission mondiale.

Les excréments de bétail représentent 110 tonnes par seconde pour les USA et l’Europe, et entraîne 50% de la pollution des nappes phréatiques mondiales. Dangereusement impressionnant…

Conclusions

Réfléchissez bien à tous ces chiffres, un peu indigestes je vous l’avoue, mais tout à fait éloquents !

Ils vous permettent de réaliser l’importance de la pollution de la planète, mais surtout l’impact sur Votre propre Santé, compte tenu de l’intoxication de plus en plus importante et récurrente que l’abus de viande entraîne.

Pour mieux réaliser ce qu’il se passe, pour mieux appréhender l’impact à court et à long terme sur votre santé, lisez mon livre gratuit sur « l’alimentation spécifique de l’homme » et prenez une décision éclairée quant à votre façon de vous nourrir, avant qu’il ne soit trop tard.

N’hésitez pas à poser des questions sur ce sujet (ou d’autres) via le formulaire de commentaire ci-dessous (questions/réponses « publiques ») ou via ma page « contact » (questions/réponses « privées »).

Portez-vous bien.