A effleurer la matière du bonheur,
Le cœur de son essentiel intime,
Et les petits riens qui perlent les heures,
On se demande : à quoi patience rime ?
Vous me direz : « avec la décence,
La raisonnable science, et la prudence. »
Vous penserez aussi : « l’abstinence,
L’apprentissage de notre impuissance. »
Mais si ce n’était que rançon aux regards,
Refus de mortel de la fin qui s’approche,
Négation profonde du cours du hasard,
Cache-cache de l’âme au cœur tout proche ?
A la patience mère de sagesse, je choisis,
L’indécence et l’extravagance de nos sens,
L’impatience, fille de passion et de vie,
Luminescence de nos corps en souffrance.