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Abdallah Kallel, la corruption et la famille Ben Ali

Publié le 18 avril 2011 par Abdallahk
Abdallah Kallel a combattu la corruption rampante au prix de son poste en 1980, 1999 et 2001. Il a préféré perdre son poste et quitter le gouvernement en 2001 plutôt que d'aggraver la peine d'un accusé ou  d'instrumentaliser son pouvoir de ministre pour des intérêts personnels illicites de membres de la famille BAT.
En 1999, Garde des sceaux, un gendre puissant de Ben Ali vient le voir avec un homme d'affaire pour aggraver la peine d'un de ses employés ayant écopé de un an et demi de prison en premier jugement. Après le départ des deux personnes, Kallel demande au procureur Thaher Montasser  d'appliquer strictement la loi. Et ainsi fut fait, et la peine est inchangée en appel. S'ensuivent la fureur et menaces des concernés contre Kallel et une mutation quelques semaines après vers l'Intérieur.

En 2000, à l'intérieur, la pression des membres de la famille se fait tout aussi présente, avec maints allers et retours demandant des autorisations pour des boissons alcoolisées, à des fins mercantiles. Kallel prétexte la proximité avec une école, une mosquée etc. Mais la pression est intenable et il finit par être muté environ 1 an après sa nomination.C’est alors que le premier ministre M. Ghannouchi l’appelle sur ordre de Ben Ali pour lui annoncer sa nomination à la Santé. Kallel lui dit ne plus vouloir faire partie du gouvernement. Et, à trois reprises, M. Ghannouchi le rappelle pour l’en dissuader et le prévenir des conséquences, en vain. C’était le 25 janvier 2001.


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