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Lent Dehors de Philippe Djian

Publié le 13 juillet 2011 par Paumadou

Ça fait un moment que je l'ai lu, alors désolée si je suis approximative... Il y a quelques années, j'ai découvert Philippe Djian avec Assassins (qui venait de sortir... ouais, ça date). J'avais enchaîné avec Crocodiles. Puis comme j'avais apprécié les deux, j'ai investi dans Lent Dehors. Je n'ai pas réussi à le lire. Je ne sais pas pourquoi, je ne suis pas entrée dans l'histoire (c'était pareil avec Maudit Manège).

Lent Dehors de Philippe Djian

L'année dernière, je suis retombée sur Assassins en rangeant mes affaires. Puis Crocodiles.
Lent Dehors, ça faisait un moment que je l'avais bazardé. Mais comme pour la première fois, les deux premiers m'ont plu. Et à la bibliothèque, je suis finalement retombée sur Lent Dehors.

Je ne comprends pas ce qui ne m'a pas plu la première fois. Je me souvenais avoir zappé dès les premières pages, alors qu'en le relisant j'ai accroché tout de suite. Allez savoir ! Sans doute les quelques années de plus (doux euphémisme) m'ont permis de mieux apprécier.

Au final, je trouve qu'il s'agit d'un des romans les plus réussis de Djian. Évidemment, on n'échappe pas à la présence d'un écrivain en perte d'inspiration (une écrivain en l'occurrence) ni à celle des amours contrariées par des relations complexes. (si vous connaissez pas les romans de Philippe Djian, c'est des thèmes récurrents)  Mais pour une fois, ça ne tourne pas autour du thème de l'écrivain génial et maudit. C'est une relation complexe mais qui s'installe dans la durée, un amour (le vrai, le grand) qui grandit entre deux êtres depuis l'enfance. La fin, on la connaît puisque c'est elle qui débute le bouquin : ils se marièrent et eurent des enfants. Et pourtant, ça n'est pas si simple. Même la fin heureuse n'est pas évidente !

C'est l'évolution lente et côte à côte de deux vies, de l'enfance à l'âge mûr (leurs enfants sont ados quand l'histoire se termine) avec l'idée que même si deux âmes sont sœurs, les relations, les convenances, les idées terribles qui vous tournent dans la tête et vous tourmentent bien souvent plus que de raisons, sont là pour compliquer la donne.

Si je devais conseiller deux livres de Djian, ça serait Lent Dehors et Echine (celui-là j'en parlerai une autre fois...) parce que il n'y a pas l'extrême violence qui caractérise souvent les romans de Djian. L'histoire prend son temps (environ 40 ans !) et ça fait du bien aussi de ne pas se précipiter.


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