Agence littéraire ? Euh… oui et après ?

Publié le 05 août 2011 par Paumadou

La pratique des agences littéraires n’est pas courante en France. Elle ne l’est même pas du tout quand on est un primo-romancier. Elle l’est plus aux Etats-Unis.

En gros cela consiste à envoyer son roman à une agence au lieu de l’envoyer à une maison d’édition. L’agence aide à remanier, réécrire, mettre en page, présenter et se charge de trouver une maison d’éditions pour vous. C’est une bonne idée, n’est-ce pas ?

En France, la pratique des agents est essentiellement réservée aux grosses pointures. Les types qui vendent des milliers de bouquins et dont les droits (traductions, audiovisuels, numériques…) sont un vrai casse-tête ou un véritable enjeu financier. Ils peuvent se payer quelqu’un pour le faire à leur place… C’est idiot, parce que l’agent se paye en pourcentage sur les ventes : donc en théorie n’importe quel auteur pourrait avoir un agent.
Sauf que ça réduit encore le pourcentage payé à l’auteur.

Je vous parle de ça parce que je viens de tomber (au hasard d’internet disons) sur une toute nouvelle agence littéraire dont je tairais le nom. Et je ne peux m’empêcher de voir beaucoup d’amateurisme dans son site internet (pour ce qui est du vrai boulot fourni je n’en sais rien, je n’ai pas testé… mais après, les 3 premiers textes sont étudiés gratuitement, faudrait que je vois , s’ils « placent » les textes pourquoi pas, mais j’ai l’impression qu’ils ne font que remanier et conseiller sur les maisons d’éditions où envoyer les manuscrits et c’est à l’auteur de le faire – j’ai l’impression… je ne demande qu’à être contredite !)

Bref, le site se résume à un blog wordpress.com, avec un design de base (et le sous-titre Just another wordpress blog encore visible ! ce n’est pourtant pas sorcier à remplacer), un article très court expliquant qu’ils (qui ça ils ?) sont des professionnels du monde du livre et une page à propos expliquant que faire publier un livre, c’est dur mais qu’ils sont là pour aider (je résume).

Site très basique assez peu vendeur : pas de tarifs (c’est pourtant un service commercial, non ?), pas de page de contact (même pas d’email ! On les envoie comment les textes ?), et pas de siret (pourtant c’est un site pro, non ? Siret+nom+adresse sont obligatoires légalement…) bref disons que sur le côté « marketing web » c’est pas encore au point. Certes, c’est tout nouveau, je suis peut-être arrivée avant que le site soit vraiment fini. On verra avec le temps.

Je ne sais pas si le métier d’agent littéraire (pour les jeunes talents j’entends) se développera en France étant donné que le métier est en train de changer dans les pays Anglo-saxons :  avec le numérique et l’impression à la demande, les agents commencent à vouloir se faire éditeur… Qu’adviendra-t-il des nouveaux agents français ?