Mieux vaut tard que jamais: Po Toi !

Publié le 06 septembre 2011 par Stephaniehk

Après avoir passé 4 ans à lire que Po Toi était petite et n’avait qu’un restaurant de fruits de mer pour intérêt, et donc à en déduire que cela ne valait pas le détour… j’ai fini par décider d’y emmener la tribu ce dimanche. Pour son dernier jour sur HK, Mamie a eu droit à une “exclusivité”!

Rien de bien original cependant: l’ile située au sud de Stanley est largement fréquentée, que ce soit par les locaux ou par les expats!

Pour la petite histoire, Po Toi est aussi appelée le pôle sud de HK car c’est l’ile la plus méridionale du territoire. D’ailleurs, il semble que parfois les opérateurs téléphoniques chinois se manifestent sur les portables!

Nous embarquons de justesse dans le ferry de 11.30 depuis le Blake Pier de Stanley. 30mn plus tard nous découvrons Tai Wan – la Grande Baie.

Le charme des iles hong kongaises est au rendez vous. Je ne m’en lasse pas

 

Nous débarquons sur le minuscule port, l’eau est limpide, le soleil radieux et brûlant: c’est parti pour une journée au sauna!

Pour commencer, nous longeons la baie vers l’ouest. La nature est, comme toujours, extravagante: banyans tentaculaires, tunnels de toiles d’araignées géantes (les deux: les toiles et les araignées!!), moustiques et sand flies assoiffés…

 

Alors qu’il y avait encore environ un millier d’habitants il y a 30 ans, la majorité a cédé à la tentation de la ville: il ne reste guère plus qu’une poignée de personnes sur Po Toi. La plupart vivent de la pêche, comme en témoignent ces algues appétissantes séchant puis proposées à la vente, et ces croutons destinés à appâter les poissons:

 

Le Ming Kee seafood restaurant est très réputé mais nous n’avons pas testé – trop chaud pour manger un vrai repas. A première vue il ressemble à tous les autres restaurants de fruits de mer de HK: une terrasse branlante et des cuisines à l’hygiène en apparence douteuse…

 

En route vers le Tin Hau temple, se trouvent les rares maisons de Po Toi, un véritable festival de couleurs qui, au risque de vous surprendre…, m’a rappelé les habitations en bois des bords de mer norvégiens!

 

 

La peinture pimpante semble récente, c’est rare!

Un peu plus loin, cette cabane coincée entre des rochers et comme suspendue au dessus de l’eau est une annexe de la cabane du dessus. Je vous laisse deviner à quoi elle sert

 

Si on aime la solitude, nul doute que Po Toi est la destination idéale!

 

Nous voici à Tin Hau temple, l’extrémité ouest “praticable” de l’ile.

Nous renonçons au “rugged” trail qui part du temple vers le sommet, il sera l’objet d’une autre visite, un jour où il fera moins chaud…

Direction la pointe sud via le sentier côtier. Un dernier “café” propose des boissons fraiches et c’est parti pour la fournaise…

 

A part quelques rares passages au milieu d’une végétation plus haute, le sentier est complètement exposé au soleil.

Un détour en contre-bas nous conduit vers un site archéologique: des sculptures datant d’il y a 3500 ans.

Nous continuons vers la péninsule de Ngong Chong. Cette petite crique est bien tentante, mais il ne faut pas regarder de trop près!

 

Avec un peu d’imagination, nous reconnaissons en chemin la tortue escaladant la montagne et la paume de Bouddha:

 

L’ancien phare nous semble terriblement loin!

 

Après une pause déjeuner à l’ombre du phare (tout juste assez grande pour nous 6) et un bain de cantonnais volume 40 (je me demande encore à quoi servent les talkie walkies!), nous redescendons de la colline… en faisant face aux 1029 marches qui nous attendent (photo ci dessous à droite)…

Après avoir transpiré à grosses gouttes, nous atteignons le sommet de Ngau Wu Teng – 188 mètres seulement mais tout parait décuplé sous cette chaleur. Tout au fond, on aperçoit le petit phare où nous avons déjeuné.

 

Un petit faux plat et nous entamons la descente vers Tai Wan. Nous laisserons de côté une curiosité de l’ile: Mo’s old house. Il s’agit d’une vieille maison utilisée par les japonais pendant la seconde guerre mondiale. On dit qu’elle est hantée, mais aujourd’hui je crains surtout d’y rencontrer des bestioles à 8 pattes. Nous y retournerons en hiver, quand les buissons seront moins hostiles!

Arrivés en bas, nous vidons le réfrigérateur du papi posté au bout de la jetée et embarquons à la dernière seconde dans le ferry de 15.00.

 

L’heure est à la détente et aux câlins

  

Alexis est l’objet de toutes les inquiétudes et de toutes les attentions!

Pour info, les horaires de ferry – qui semblent toujours d’actualité.

Maintenant nous pouvons vous le dire, l’ile mérite bien le détour