Magazine Talents

J'ai vu... Merlin, saisons 1 à 3

Publié le 06 septembre 2011 par Mari6s @mari6s

La BBC revisite la légende arthurienne avec Merlin, une sorte d'ovni télévisuel.

merlin.jpg

Merlin a l'âge d'Arthur, dont le père Uther est vivant et est le roi en titre. Guenièvre, surnommée Gwen, est la fille du forgeron et la servante de Morgana, orpheline dont le roi est le tuteur. Voici la base, et comme moi au départ, vous pensez sans doute que c'est complètement fantaisiste.

Eh bien en fait, après avoir visionné les saisons 1 à 3, je trouve que c'est une revisite audacieuse mais non dénuée d'intelligence du mythe. Bien sûr, il faut accepter d'emblée que cela n'a pas grand-chose à voir avec la légende que l'on connaît - et pourtant, cela s'en rapprochera de plus en plus au fil des épisodes...

Et le coup de génie sur lequel se base la série, c'est la prohibition de la magie dans le royaume, sous peine de mort. C'est un ressort puissant dans l'intrigue de la série, s'ajoutant aux injustices entre riches et pauvres, entre nobles et gens du peuple. Cela donne lieu à des situations intéressantes, d'opression, de résistance secrète...

Autre bonne idée, l'introduction d'un nouveau personnage, Gaius, médecin de la cour, qui accueille Merlin chez lui, le protège et l'initie à la magie, qu'il a lui-même pratiquée par le passé. Des noms connus apparaissent dans divers épisodes mais ne sont pas portés par les héros de la légende tels que nous les connaissons: ainsi Viviane est une peste de princesse, par exemple.

L'humour est très présent dans la série, ce qui lui donne parfois des allures de (bonne) sitcom, s'ajoutant aux scènes d'action, aux effets spéciaux fantasy absolument magnifiques (créatures magiques en tous genres, dont un dragon qui a la voix de John Hurt en VO) et aux dilemmes réguliers.

L'univers visuel de la série est très marqué. Les couleurs, surtout: beaucoup de rouges et de bleus assez vifs, quelques verts et jaunes, rehaussant des tons plus beiges et marron.

La BBC vise de toute évidence essentiellement des jeunes, et cette série est en elle-même une histoire d'adolescence, qui narre l'évolution de personnages, leur voyage initiatique vers l'âge adulte, ce que l'on sent particulièrement dans la saison 3.

merlin2.jpg

Bref, une bonne série bien moins superficielle qu'elle n'y paraît, à partir du moment où l'on accepte le postulat de départ.

Si vous souhaitez (re)découvrir la légende arthurienne traditionnelle, j'ai écrit un article "Clés de l'histoire et fil de la mythologie" à ce sujet: cliquez ici.


Retour à La Une de Logo Paperblog

Magazine