Homo politicus, un survivant de l’homo erectus ?

Publié le 19 août 2011 par Tdeb

 

Depuis tous ces jours que je me retiens d’écrire un petit texte sur ce sujet, je n’en peux plus… (« la tension est palpable » comme disent les décérébrés de la télé) : tant pis, je vous en griffonne une, il faut que je me soulage !

« Il faut dire que trop c’est trop ma pauvre dame, quand on sait ce que l’on sait et que l’on voit ce que l’on voit… »

Sous l’ancien régime on a compté nombre de rois menés par le bout du… nez par des courtisanes ambitieuses, épuisés par des guerres en dentelles douteuses, vermoulus par la vérole (pas la petite… mais celle qui transforme saucisse en Zeppelin et sceptre en spectre), puis, avec la République, on a eu le bonappart suivi du nabotLéon qui tirait tout ce qui bouge en rêvant « au plus joli… du monde de Joséphine » (qui n’avait donc pas que le harnais de beau !), le faisl’Xfore qui pète un câble dans les bras de sa maîtresse (il grimpe aux arbres et reçoit à poil un ambassadeur !), le j’ycarreledestin aux safarisgologolo (« saga-africa, attention les secousses »), cette miteerrante qui nous l’a donné tantôt Mazarin tantôt Mazarine et son neneuveu qui nous l’a faite pédophile et exotique avec la bénédiction d’un con de bandit, le Dumas dont la putain de la république fait les flutes, la Rachida qui nous réitère le coup de l’immaculée conception («Mais  je vous jure Madame… »), et la Carla, modèle du grand écart, rattrapée par le petit clou rouillé (c'est-à-dire, pour les golfeurs : balle de motte sur coup de petit bâton hybride). Ajoutez encore l’homme-tronc qui prend son pied et passe la main, cetropsecane (…icule) qui, après avoir garroté les peuples, s’offre la bonne aux seins pas très clairs. À l’étranger on a bénéficié de ce Clinton chef de stage en déculottage de cigare (il a ri mais pas elle…) et de ce berlue ès-connerie qui se tape les raies des dos et aussi la morue en la mineur.

C’est trop !

Ce n’est pas que l’on soit bégueule (ni que l’on gueule : « bê… »), mais on voudrait comprendre pourquoi tant d’hormones du stupre chez nos grands : je vais éclairer votre lanterne de quelques observations. N’attendez pas cependant nombre de révélations croustillantes ou scandaleuses, je ne suis pas Luc FERRY ( ni Jules non plus !)

Simplement, en attendant le prochain acte de la comédie burlesque «Rappelle-toi Dominique-nique-nique : bonne pas payée avant se paye après… », jouée à New York et à Solferino, on vous livrera quelques clefs pour une lecture facile de ces évènements essentiels pour la vie de notre pays.

Ma grand’mère disait : « l’homme est de feu, la femme d’étoupe et le diable souffle ! » ; cette formule (merci petite mamie que je n’oublie pas) est, dans l’environnement politique, particulièrement pertinente :

Le carburant de l’homme politique serait, selon les psys, la volonté de puissance (ils en ont d’autres, je vous l’accorde). Volonté de puissance et orgueil, égoïsme voire autosatisfaction chez eux font très bon ménage et débouchent sur la certitude de posséder un très haut niveau de séduction personnelle : ils se disent « je plais car je suis ! », « je suis puissant, entendez puissant dans tous les domaines ! », « elle ne peut qu’être sous le charme de ma grandeur ! »,

L’homme politique, de plus, ne dispose que de très peu de temps à consacrer aux choses du sexe alors qu’il est stimulé en permanence par une gente féminine admiratrice – semble-t-il sans réserve -de ses œuvres et gestes. Aussi de temps à autre une bouffée de testostérone plus forte qu’une autre peut l’emporter : un regard chavirant, un parfum capiteux, des phéromones mal interprétés, et notre homme peut craquer et ne pas s’embarrasser longtemps de préliminaires (times is money comme dit le riche tailleur de DSK). Il faut les excuser… et je le fais, ils sont un peu comme ces stars masculines surbookés (plus souvent boucs que sûrs). La fille, elle, ne les excuse pas toujours, quoique…

Il est ici nécessaire de dire que l’homo politicus est souvent entouré d’une véritable cour comprenant notamment nombre de courtisanes haut de gamme, prêtes à faire don de leur corps pour l’efficience et le pouvoir, sources avérées – selon elles – de notoriété et d’argent facile. Anciens mannequins, actrices, chanteuses… elles ont un mérite fou : elles vont jusqu’à abandonner leur pratique du charme sexuel évident des footballeurs, des stars du show-biz, des producteurs et réalisateurs, de grands journalistes ou critiques, de nababs du pétrole, de l’industrie ou de la finance pour entrer en politique (hum !). J’en ai connu pas mal… cherchez bien, vous en connaissez aussi.

Elles boivent les paroles de la célébrité élue avant de boire à son verre… Un geste un peu précipité de ce dernier ne les effraie pas : telles des biches cernées par le chasseur, elles consentent… Ensuite (balle au centre) reste à transformer l’essai en investissement, elles s’y emploient avec un art consommé (si j’ose dire). Il y a cependant beaucoup de risques, car, du fait du suffrage universel, certaines ayant commencé comme la Veuve Poisson finissent comme Marie-Antoinette !

Viennent ensuite les petites mains qui « aimeraient  bien l’aider dans sa magnifique tâche », « il est si… il est tant… ». Elles sont là à tout moment, prêtes à assurer bénévolement son secrétariat ou ses relations presse, à serrer son café, à frapper son wiski, à l’éponger quant il transpire (si j’ose dire).

Du fait de leur disponibilité elles sont présentes dans les périodes hard du cycle de Krebs de leur gourou qui, même si elles sont moches, peut se rappeler qu’elles sont équipées du kit de base de la femelle d’hominidé. Si elles sont belles, elles auront plus de chances d’obtenir une régularisation et une rémunération de leur travail de secrétariat politique ou d’attachée parlementaire, sinon un bon repas et un bon hôtel feront largement l’affaire (si j’ose dire).

Il y a aussi celles qui n’ont jamais rien fait ni proposé au taureau ailé car l’obstacle leur paraissait infranchissable au moins en ce qui concerne le physique ou que l’animal (dormant sous l’élu) n’était pas intéressé mais qui laissent accroire que, telles des niveaux à bulle, elles vérifient régulièrement l’horizontalité de son mobilier. Cela leur donne de l’autorité sur le petit personnel des préfectures et des réductions chez les commerçants locaux.

Il y a enfin l’artisanat d’art des vraies professionnelles qui savent agir à la demande avec rapidité, discrétion et technicité et peuvent être financées par les fonds secrets comme n’importe quel informateur, barbouze ou marchand d’armes.

Allez-vous vous y retrouver dans cette bande de cibles callipyges ? (pire qu’une clique de vouvouzelas ?) L’homo politicus s’y perd lui aussi : à preuve DSK à New York qui nous dit : « je n’y ai vu que d’ale » (la queue d’ale – que l’on confond à tort la queue d’âne - a fini en trop scandaleux).

Je peux vous dire, les ayant vus à la besogne tous ces petits taureaux, qu’ils sont d’une myopie extrême. À certains moments il suffirait d’agiter devant leurs yeux une petite dentelle (même pas teinte en rouge) pour qu’ils veuillent l’enfoncer de leur corne acérée. La petite dentelle s’esquive ? Ils s’aplatissent contre la barrière de l’arène.

Dans la préparation des voyages officiels de nos éminences politiques que nous assurions en tant que gardes du corps, on nous indiquait souvent qu’il n’y aurait plus à garder leur corps de telle heure à telle heure, la visite n’étant plus officielle mais devenant « privée », qu’ils seraient donc seuls leur corps défendant. La proximité de notre position d’attente qu’impliquait la proche reprise de la visite officielle nous permettait de voir ou comprendre beaucoup de choses comme l’alliance de la carpe et du lapin, de Pierrette et du pot au lait, du loup et de l’agneau, de Sanson et Dalila… j’en passe et des meilleures !

Voila pour ce qui était prévu… mais il y avait aussi ce qu’il faut bien nommer le raptus eroticus, qui tel l’orage sec pouvait frapper de sa foudre et contre toute attente n’importe quel parangon de vertu politique même père de famille nombreuse et catholique. Là, pas de recul possible, restait à nous transformer en ces trois singes de la sagesse japonaise qui indique le chemin à emprunter « ne voir rien, n’entendre rien, ne dire rien » : on le faisait car c’était ce que l’on exigeait de nous (en écartant un peu les doigts pour le fun). Situations, lieux, chronos, préférences sexuelles insolites qui se révélaient alors à nous ont pu – chanceux que nous sommes - nourrir notre libido même au-delà de notre limite d’activité et égayer nos repas de retraités.

Il est bon de préciser qu’à la suite de ces ébats nous n’avions enregistré aucune plainte (pendant ceux-ci, par contre, que de plaintes : « oui, oui, oui, vas-y, oui, oui, encore, encore, ah oui… » : elles n’ont cependant pas été notées sur un procès verbal… faute professionnelle ?)

Vous l’aurez compris ce petit texte a été écrit pour servir à la défense de DSK auquel je tiens tant pour que cet homme à l’aspect physique d’ascète, au train de vie aussi modeste, à l’âme aussi pure et désintéressée, à l’attitude aussi imperméable aux influences communautaires et philosophiques puisse être le candidat du peuple de gauche… chômeurs, Rmistes, exploités de la terre !

Allez, je vais plus loin encore, je vais confondre ces américains hypocrites : prenez n’importe quel site pornographique hébergé par ce grand pays, à côté de bitch, hooker, mother fucker, vous trouverez la rubrique : french. Surprenant non ? Cliquez sur le lien et vous bénéficierez gratuitement de quantités de photos et vidéos montrant principalement dans des chambres d’hôtel des femmes en costume de soubrettes accomplissant de multiples prestations (que je m’interdis de préciser) au profit de yankees costumés et cravatés comme dans la série Dallas (ou dans les feux de l’amour).

Pour nos mangeurs de hot-dogs donc la femme française est consommable au prix de la pension complète : DSK, seul, a du regarder un de ces sites, il a pensé que les américains et les gérants de l’hôtel trouvaient ça normal et, à défaut de française en stage d’hôtellerie, lui avaient adressé une bonne à tout faire guinéenne (la guinée est d’ailleurs une monnaie anglo-saxonne, n’est-il pas ?)

Je ne demande rien aux avocats de l’ex-directeur du FMI (ah l’éternel FMI-nain !), qui pourront utiliser ces arguments et la relaxe sera dès lors (j’ai pas dit : de l’or) prévisible !

J’aurai enfin accompli œuvre utile en retrouvant les traces encore visibles de l’homo erectus derrière le sourire charmeur de l’homo politicus.