Noces de soie

Publié le 17 août 2011 par Veronique_m
Happy anniversary! Entre le Canada et moi c'est une belle histoire d'amour qui dure depuis 12 ans. le 16 août 1999, je débarquais à Montréal pour un séjour qui ne devait durer que 2 ans, le temps de décrocher ma maîtrise. Coup de foudre immédiat, coeur qui s'attache à la ville, à la province, puis au pays au complet.

Que s'est-t-il passé...? 12 ans plus tard, j'y suis toujours et j'ai du mal à croire que tant de temps s'est écoulé. Je ressens avec encore tellement de d'intensité les sensations qui m'ont assaillie dès que j'ai posé le pied à Mirabel, puis lorsque le taxi a longé l'avenue Christophe Colomb pour m'emmener à mon premier hôtel. J'étais immédiatement tombée en amour avec tous ces escaliers le long des immeubles de briques. Et ce n'était que le début.

Je me souviens de mon premier jour d'école, comment le hasard -mais le hasard n'existe pas- m'avait fait choisir ce siège plutôt qu'un autre dans le B-4335, la salle de classe où nous allions suivre nos cours tous les jours, et m'asseoir près de celle qui est restée mon amie si chère qui me manque trop souvent. Je repense à ma première Boréale, à mon premier tour du Québec, version express, Québec, Tadoussac, le Lac St Jean, la Gaspésie. L'accueil des Québécois qui ne m'ont jamais traitée de maudite Française, qui m'ont fait une place et m'ont aidée de mille façons à m'intégrer. Tout était nouveau, et en même temps tout m'a vite paru si naturel, si 'normal'. Je me suis sentie chez moi comme jamais jusque là, à ma place. Au point que malgré mes attaches ailleurs, j'ai brisé des liens très forts pour rebâtir ma vie dans ce pays.

Aujourd'hui je vis à l'autre bout du Canada. Autre expérience, autre cheminement dans l'intégration, qui n'a pas été sans mal. Mais qui m'a beaucoup donné aussi, entre autres de belles rencontres. Je n'ai aucun regret.

Alors je célèbre ce soir la chance d'avoir passé 12 ans dans un pays que j'adore, auquel je suis attachée plus qu'à mon pays d'origine, et que j'aurais beaucoup de peine à quitter, si les circonstances parfois tordues de la vie me le demandaient.

Champagne!