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Que du moins soit exausée ta dernière prière...

Publié le 20 octobre 2011 par Araucaria
Quelques jours de vacances au fin fond de la campagne, loin du net, la vie s'écoule tranquille, paisible, les minutes s'égrènent insouciantes. Et puis un appel téléphonique d'un ami vient rompre cette douce harmonie. C'est un rappel brutal à la réalité, à la vie tout simplement avec son lot de chagrins, de détresses. "DOMBOM (Dominique) est morte!" C'est l'incompréhension, la tristesse... Dombom était une internaute qui fréquentait différents forums (Evène, Exodoxe, PhiloZ'amis) et avec laquelle depuis sept ans j'avais tissé des liens... Voilà que je suis déjà obligée de parler d'elle au passé... Dombom était une personne pétillante, remplie d'humour, très cultivée, pondérée, intelligente, d'une grande correction et faisant preuve d'une extrême gentillesse... "Dombom" un pseudo du virtuel, et derrière tout cela "Dominique" une femme bien réelle, une femme qui avait su m'émouvoir, m'interpeler. La magie opère aussi dans le virtuel, et les liens qui s'y créés sont parfois plus forts plus ténus que dans la vraie vie. Dominique est partie, elle laisse un vide. Impossible de ne pas penser à elle lorsque je me connecterai aux forums où elle était la reine incontestée de la "citation"; c'est un maillon manquant, une chaise vide, une page arrachée dans le grand livre de la vie et de l'amitié... Dominique, tu as été portée en terre vendredi dernier...Je pense à toi. Repose en paix.
Eglise de Turenne
Eglise de Turenne, Corrèze - Photo l'Internaute © Araucaria Araucana
Quand ceux qui vont, s'en vont aller,
Quand le dernier jour s'est levé
Dans la lumière blonde,
Quand ceux qui vont, s'en vont aller,
Pour toujours et à tout jamais
Sous la terre profonde,
Quand la lumière s'est voilée,
Quand ceux que nous avons aimés
Vont fermer leur paupières,
Si rien ne leur est épargné,
Oh, que du moins soit exaucée
Leur dernière prière :
Qu'ils dorment, s'endorment
Tranquilles, tranquilles.
Qu'ils ne meurent pas au fusil,
En expirant déjà la vie
Qu'à peine, ils allaient vivre,
Qu'ils ne gémissent pas leurs cris,
Seuls, rejetés ou incompris,
Eloignés de leurs frères,
Qu'ils ne meurent pas en troupeau
Ou bien poignardés dans le dos
Ou qu'ils ne s'acheminent
En un long troupeau de la mort,
Sans ciel, sans arbre et sans décor,
Le feu à la poitrine.
Eux qui n'avaient rien demandé
Mais qui savaient s'émerveiller
D'être venus sur terre,
Qu'on leur laisse choisir, au moins,
Le pays, fut-il lointain,
De leur heure dernière.
Qu'ils aillent donc coucher leurs corps
Dessous les ciels pourpres et or
Au-delà des frontières
Ou qu'ils s'endorment, enlacés,
Comme d'éternels fiancés
Dans la blonde lumière.
Quand ceux qui vont s'en vont aller
Pour toujours et à tout jamais
Au jardin du silence
Sous leur froide maison de marbre
Dans les grandes allées sans arbre,
Je pense à vous, ma mère.
Qu'ils aient, pour dernier souvenir,
La chaleur de notre sourire
Comme étreinte dernière.
Peut-être qu'ils dormiront mieux
Si nous pouvons fermer leurs yeux.
Je pense à vous, ma mère.
Qu'ils dorment, s'endorment
BARBARA

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