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Apocalypsis - Cavalier blanc : Alice

Publié le 30 octobre 2011 par Lael69
Apocalypsis - Cavalier blanc : AliceEli Esseriam
Editions Nouvel Angle
Collection Matagot
Paru en Octobre 2011
238 pages
14,90 euros

Public averti/ Adultes
Conseillé à partir de 17/18 ans
Si lecture avant cet âge, avisé les parents car certaines scènes peuvent heurter la sensibilité des jeunes.
Attention : ce roman n'est pas un roman pour adolescents car il n'est pas publié dans le cadre de la loi 1949 destinées aux publications jeunesse !

Quatrième de couverture : La fin du monde est proche. Ils sont quatre jeunes de 17 ans : Alice, Edo, Maximilian et Elias. Ils sont les Cavaliers de l'Apocalypse. Ils n'épargneront que 144 000 âmes. En ferez-vous partie ?

"Cela doit être très reposant, parfois, d'être une personne lambda, destituée de toute responsabilité, lovée dans l'ignorance de tout ce qui se joue dans des sphères plus élevées. Pour la première fois, je les regarde avec une sorte de jalousie contenue. La fin du monde, pour eux, se définit par une mauvaise note en latin, déchirer son pantalon au niveau des fesses ou se faire larguer devant tout le monde dans la cour du lycée" -
Alice Naulin, Cavalier Blanc.
Je suis totalement partagée après ma lecture de ce premier tome d'Apocalypsis. Je ne m'attendais pas du tout à cela et disons que la présentation de l'éditeur me laissait croire que l'on suivait quatre adolescents ordinaires qui découvriraient qu'ils étaient rien que moins que les quatre Cavaliers de l'Apocalypse autrement dit de la fin du monde. Je m'attendais donc à un roman young adults dans une version roman initiatique à la Percy Jackson en plus glauque puisqu'on parle de fin du monde et d'une destinée vouée à la douleur et à la mort. En fait pas du tout. En même temps surprise mais profondément perplexe, j'ai avancé dans cette lecture un brin déconcertée. On rencontre Alice Naulin, une jeune de 17 ans qui va au lycée, marginale, très intelligente, pas imbue d'elle-même mais qui prend les gens avec une certaine indifférence non feinte. Elle affiche le mépris de ses camarades de manière assez évidente en les évitant, en leur plaçant des remarques parfois cruelles. Alice est victime d'étranges hallucinations, des rêves éveillés qui la propulsent dans une sorte de léthargie dans laquelle elle est spectatrice de visions chaotiques : des gens qui meurent, un allié cavalier noir. Puis elle entend une voix qui semble provenir d'une entité supérieure qui l'aurait créée pour accomplir une mission emplie de souffrances et d'injustices. Alice comprend qu'elle a des pouvoirs, autrement dit tout ce qu'elle dit se réalise, provoquant les soupçons de ses camarades, puis de ses parents...Si parfois j'ai trouvé que le roman souffrait de quelques longueurs notamment dans les longues analyses personnelles d'Alice qui débordent trop sur de la philosophie existentielle, il n'en reste pas moins que ce premier tome se lit assez bien. Par contre ce qu'il inspire est moins plaisant dans la mesure où l'auteur présente un personnage peu sympathique, extrêmement complexe et peu attachant malgré un humour bien dosé. Il émane de ce roman un cynisme certain et un regard un rien audacieux sur notre société. Certaines scènes marqueront les esprits et sont assez violentes : meurtre involontaire, viol... autant d'actes qui rapprochent Alice de sa mission chaotique, loin de toute humanité. Il y aura également l'interprétation que le lecteur fera de cette voix qui vient à Alice, celle d'un Créateur omniscient et omniprésent, qui pèse sur la vie d'Alice, en tout cas sur ses choix. Le roman aborde donc une thématique religieuse à prendre avec précaution. C'est donc un roman spécial, tel que je n'en avais jamais lu auparavant et quand je dis spécial, cela ne veut pas dire mauvais. Il me laisse dubitative et pourtant je n'ai pas détesté. Il ne laissera pas indifférent certaines âmes sensibles. La fin est suffisamment efficace pour que l'on ait envie de connaître la suite : Cavalier rouge : Edo.
Je remercie Mathilde et les éditions Nouvel Angle/Matagot pour la découverte.

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