Lectures nomades | Lettres nomades

Publié le 07 novembre 2011 par Angèle Paoli
Revue Lettres nomades,
Centre littéraire « escales des lettres »
Région Nord/Pas-de-Calais,
octobre 2011.

Lecture d’Angèle Paoli



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LECTURES NOMADES

  J’inaugure un cahier d’écriture italien ― « quaderno a righe » ― récemment acheté rue de la Clef à Lille. J’entreprends d’y coucher quelques lignes sur Lettres nomades, revue publiée en octobre 2011 par le Centre littéraire « escales des lettres » de la région Nord/Pas-de-Calais. Découvertes à Béthune, à l’occasion de la Fête Internationale du Livre, ces Lettres nomades rassemblent des textes d’écrivains venus des quatre coins de l’horizon. Patrick Devresse, « figure régionale de la création photographique » a réalisé pour l’occasion les portraits d’auteurs en noir et blanc ainsi que des photos de paysages du Nord. Une façon poétique et tendre de « planter le décor ».

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  Très différents les uns des autres, les textes réunis dans les Lettres nomades sont l’aboutissement d’une rencontre en même temps que d’une expérience d’écriture. Avec, comme point d’ancrage commun à chacun et à tous, une réflexion sur le nomadisme. Et sur son double inversé, la sédentarité. Invités en mai et juin dernier, les écrivains ont été accueillis sur l’« Ange-Gabriel », une péniche qui jadis naviguait, chargée des produits de la région, aujourd’hui amarrée rue de Conflans-Sainte-Honorine. Au port de plaisance de Béthune, appelé par les autochtones le « port des fainéants ».

  Étrange aventure que celle d’ouvrir, dans mon île de Corse — autant dire sur un autre continent — allongée sur la plage, dans la solitude immobile de l’automne, cet ouvrage importé du Nord et d’y retrouver, à travers pages et photos, des ciels familiers, des accents du terroir des terrils, des lumières nomades de l’été artésien, des effluves d’eau fade peuplée de ragondins et de canards jacasseurs. Sans oublier le Beffroi médiéval et quasi « oriental » de la Grand-Place, ses carillons infatigables ; et le bistrot à Jojo, ses bières brunes qui coulent à flot dès potron-jacquet.

  Étrange aussi de savourer, lovée dans les galets, les récits des écrivains nomades dont je connais certains pour les avoir déjà croisés, ici et ailleurs. Sur les onze auteurs présents dans la revue ― Eva Almassy (Hongrie), Carlos Batista (Portugal), Velibor Colic (Bosnie), Xavier Deutsch (Belgique), Blaise Hofmann (Suisse), Eddy L. Harris (États-Unis), Rouja Lazarova (Roumanie), Luis Mizon (Chili), Eric Pessan (France), Lambert Schlechter (Luxembourg), Zoé Valdès (Cuba) ―, cinq me sont familiers. Je nomadise entre les récits, vagabondant de l’un à l’autre.

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  Je feuillette la revue. Je choisis les noms dans le désordre, au gré de mon inspiration et de ma curiosité. En fonction, aussi, des photos de Patrick Devresse. Je me lance dans la découverte du premier texte : « Les mers oubliées » de Zoé Valdès. Parce que j’ai aimé Louves de mer. Et, plus tard, Une habanera à Paris. Je retrouve dans ce nouveau récit de quelques pages, le style flamboyant de la poète cubaine. Zoé Valdès entrelace passé et présent, tisse les prémices d’un naufrage avec ses coéquipiers en écriture. La péniche se change en chaloupe, les écrivains en naufragés, le paysage entrevu à travers le hublot de sa cabine, en marigot envahi d’une végétation luxuriante. L’« Ange-Gabriel » flotte sur « un océan composé d’eau de l’oubli ». Le voyage ouvre sur une « île intérieure » et l’écrivain, qui a « éclusé plusieurs Guinness », confie à ses pages la métamorphose qui s’accomplit en elle. « Moi, quand j’écris je suis hermaphrodite, je me transforme en cet être socratique, homme et femme cousus en un seul être, roulant vers la lumière »... Au terme de cette aventure nomade intime sur une péniche immobile, Zoé Valdès livre cet ultime aveu : « Je m’éloigne de plus en plus de mon enfance, de ma jeunesse, de cette vie où je me suis construite comme poète. Je m’approche chaque jour davantage d’une autre enfance, celle que je vivrai à travers un autre qui naîtra pour chanter ce que je n’ai pu voir parce que j’étais trop occupée à saisir la liberté et à cesser d’être cubaine pour devenir un être humain.  » Subtil déplacement intérieur. Capable de partager les souffrances des détenus de la prison de Béthune visités le matin-même sous la grisaille, la talentueuse romancière entraîne son lecteur dans une écriture poignante et dense. Lumineuse.

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  À l’autre extrémité de la revue, Eva Almassy, visage rivé sur la trouée des feuillages, se lance dans le questionnement — avec variations, formelles et tonales — des origines  : « Tu es d’où ? Vous êtes d’où ? D’où venez-vous ? Mais d’où tu viens ? D’où sors-tu ? D’où tu es ? »
  Descendante des derniers nomades d’Europe, avec Attila pour ancêtre, Eva la Hongroise affirme être du ventre maternel. Et tirer son origine de l’espèce humaine. Mais Eva s’évade, elle qui porte le nomadisme arrimé à son nom. Son texte prend des chemins de traverse au gré des errances dans la ville ou sur les chemins de halage. Eva hèle Buridan, « vieux compagnon de route de son âme » : « Qu’il vienne, qu’il vienne ». Eva rêve, Eva joue. Surtout avec les mots. Elle compte. Comme le faisaient jadis les enfants. Elle compte les roues de tous les engins qui se déplacent autour d’elle. Monocycles, deux roues, trois roues. Planches à roulettes, rollers, bicyclettes, trottinettes. Il est vrai que « vingt-trois mille pneus sortent chaque jour de l’usine de pneus béthunoise !  »
  Les « nuages nomades » l’accompagnent dans ses divagations, la libérant momentanément de l’emprise des personnages et de « l’embarras de tant de commencements ». Seules les dates sur les tombes des cimetières du Nord ne varient pas : 1914-1914-1914-1915-1915. Et le triste leitmotiv qui les accompagne : « Mort pour la France, Mort pour la France...  » Ces évocations la ramènent à la mort prématurée de sa propre mère, aux ferronneries sculptées par son père pour orner la tombe maternelle.
   Entre fantaisie enfantine et humour, « Qu’il vienne, qu’il vienne » est un beau texte, ludique et drôle. Émouvante Eva nomade, joueuse, les yeux dans la lumière.

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  Bien différent par la forme, la tonalité et l’humeur, est le texte du Nantais Eric Pessan, invité de la péniche du livre « Ange-Gabriel ». Chercheur d’histoires, Eric Pessan traque les fantômes. Pour cela, il choisit sa méthode. Il marche. Chaque jour. Il note, dans le cahier noir. Il marche à la rencontre de la littérature. Il travaille par fragments. « La vie, le livre » s’ouvre sur une forme de prétérition. L’auteur pourrait écrire sur. Il le dit. « Je pourrais dire les discussions à bord sur le vin ... Je pourrais trouver quelques références... Je ferais un exercice à la Duras, façon Tu n’as rien vu à Béthune, rien... » Rien de tout cela n’aura lieu. Mais peut-être faut-il voir dans cet art, la stratégie d’un écrivain qui retarde le moment de se lancer dans l’ouverture d’un récit. Quelle voie emprunter ? Quel type de récit engager ? Seul Eric Pessan pourrait nous le dire.
  Adepte de la lenteur, Eric Pessan marche, jour après jour. Et il liste, façon Perec : « Chose à faire avant de mourir.  » L’on croise en chemin les plus grands écrivains et les gestes les plus émouvants :

  « Sans un mot, me contenter de serrer la main d’Antonio Lobo Antunes parce qu’il y a des admirations qui ne peuvent s’exprimer.  »

  Flaubert et Kafka viennent à sa rencontre ; Borgès et Camus ; Lorca, Pessoa et Michaux. Melville et Hawthorne, et tant d’autres encore, qui jalonnent la pensée nomade de Pessan. Chaque romancier ou poète suscite un questionnement, un désir particulier. Mais il y a aussi les fenêtres de la ville, et derrière chacune d’elles, des vies à imaginer. Autant d’histoires à écrire qu’il y a de fenêtres. Autant de personnages à traquer derrière les visages entrevus.
  Survient en cours de cheminement la problématique du «  je ». « J’écris je, c’est facile, le je de ce texte n’est pas moi, ou plutôt : pas vraiment moi. C’est un je d’écrivain, un je hollywoodien commode et faussé.  » La présence de l’auteur ne sert, en définitive, qu’à « matérialiser l’absence ».
  Au terme de sa résidence d’écriture à bord de l’«  Ange-Gabriel », Eric Pessan avoue n’avoir rien écrit sur Béthune. Il nous offre pourtant un texte passionnant construit autour du métier d’écrivain. Un texte qui stocke images et idées. Une réserve pour une fiction à venir. Car « l’écriture prend le temps du détour ». Et il se peut que Béthune surgisse un jour des brumes, à l’improviste.

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  Avec le Luxembourgeois Lambert Schlechter, « Les paperoles pour un ange » donnent le vertige. Pris dans un tourbillon de mots que rien n’arrête, le lecteur cherche sa respiration pour reprendre souffle. Le tournis le guette tout comme il guette leur auteur. La ponctuation s’évade, les points surtout, le rythme s’affole, l’écriture bouscule l’écrivain sédentaire qui affectionne tant ses coussins. Lambert Schlechter ouvre toutes grandes les vannes de l’écriture, aspirant le lecteur dans les remous de ses errances. Les feuillets —  ne faudrait-il pas les numéroter ? — se télescopent, les phrases se heurtent. Les associations d’idées les plus inattendues surgissent à l’improviste sous la plume nomade du Luxembourgeois. Les pages s’emmêlent. Comment s’y retrouver dans ces télescopages de noms, « Zoé & Eva & Blaise » ? Un refrain berce cependant ces pages. Un air de blues : «  so sweet, so cold, so fair ». Saint James Infirmary. D’autres fils rouges tissent l’écriture, « par fines capillarités jusqu’aux franges les plus effilochées ». Le jazz zigzague dans les paperoles, entraînant Ange Gabriel dans des « loopings de chauve-souris ». Les « réminiscences s’enchevêtrent », Sandie Shaw 1967 — les vingt-cinq ans de Lambert  — s’infiltre dans les feuillets d’Eva ou dans ceux de Velibor. Le lecteur dérouté par tant de confluences incompatibles cherche une main pour circuler dans le roulis des méandres lambertiens. Celle d’Eddy, d’Indianapolis, est là, secourable. De la Kolyma à la Bosnie, de la taïga à l’Arabie, du Tribunal populaire de Sofia à « la question de Dieu », Ange Gabriel déploie ses ailes. Au bout du compte, Dieu n’existe peut-être pas, mais le mot oui, dans toutes les langues. Et chacun de vaquer à ses occupations. « Eddy feuillette, sceptique, un antique Playboy ». « Velibor fredonne Puppet on a String ». Sandie Shaw 1967. Carlos « pique son quart d’heure métaphysique ». Et Lambert Schlechter, grand bourlingueur de mots de l’Ange Gabriel, s’acquitte, sans délais, de sa « lettre nomade ». Babélienne-baroque.

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  Poursuivant ce voyage multiple, je m’arrête un moment sur Luis Mizon dont le visage de dieu inca impose sa puissance sur les nuées nomades des terrils du Nord (je dois avouer qu’il m’impressionne).
   Seul texte de l’ouvrage à être défini par son auteur comme « poème », Le poème de l’Ange Gabriel est un conte onirique. De sa cabine de l’« Ange Gabriel », le poète chilien invente (réinvente ?) l’histoire de Pesca Luna dont les racines plongent dans « le port de Lunel sur le canal du Midi ». La péniche dérive dans le rêve, changeant de couleur à chacune de ses étapes. Elle « glissait de Nemours à Béthune pour atteindre Paris, Auxerre, Avignon. » Au terme de ce voyage en poésie, «  la lune prit le chemin du ciel. Dans l’eau il ne resta que son reflet. »

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  À l’opposé de l’écriture de Luis Mizon, celle de Rouja Lazarova. Le temps d’un séjour sur l’« Ange Gabriel », la Roumaine élabore un vrai roman spéculaire. Tous les ingrédients sont là, à portée de main et d’eau. Ils se mettent en place, progressivement, avec une précision d’horloge. Ce pourrait être un beau roman qui révèlerait « les secrets de la navigation fluviale », affirme Clélia, jeune écrivaine montée à bord de la péniche « Hermès ». Mais voilà que l’aventure tourne court. Le roman est abandonné pour laisser la place à Voyage de noces, fuites.

  Avec Point d’attache, Blaise Hofmann prend le nomadisme à contre-pied. Marin d’eau douce sur sa pénichette, l’écrivain est l’ami de Jojo le bistrotier et pilier de son zinc. À les fréquenter l’un et l’autre assidument, l’écrivain suisse s’approprie les habitudes de l’écluse et le parler Ch’ti émaille son voyage immobile de sa gouaille bon enfant. Empli de tendresse et d’humour, Point d’attache embarque le lecteur à bord du langage du Nord. Savoureux et coloré.

  Eddy L. Harris. Pas de titre pour son texte. Seulement son nom, et comme pour les autres écrivains, son portrait en pied. Bien campé devant un décor de mur blanc, la main ancrée dans la poche du jean, la casquette vissée sur le crâne, le noir américain Eddy L. Harris arrive d’Indianapolis. Indianapolis/Béthune, mêmes briques rouges des villes industrielles. C’est peut-être cette étrange coïncidence qui assure à l’écrivain son bien-être dans la ville. Mal à l’aise dans la péniche (il ne cesse de se cogner au chambranle de sa cambuse) — comme dans n’importe quel logis de son Indiana natal  —, il respire dès qu’il retrouve le contact avec la brique rouge. Il se sent chez lui à Béthune. Le Middle West refait surface, avec ses usines en perdition et ses décors de rouille. Et si l’écrivain s'interroge sur le sens du nomadisme, c’est pour affirmer que son chez soi, c’est la route. Son sac est toujours prêt. Il lui suffit de tirer la porte derrière lui.

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  Avec Xavier Deutsch, Tout arrive. L’archange Gabriel étend sur Béthune ses ailes. Ailes d’or vieux /ailes d’or frais. Du haut de son beffroi central, l’excentrique Gabriel veille sur ses ouailles, hennit de joie et rassure. Rien ne lui échappe de ce qui se déroule dans la ville. Ni les funérailles d’un petit « retraité de l’Instruction publique » , accompagnées de leur cortège de « charitables », ni cette mère un peu passée qui rappelle à elle son petit garçon. Encore moins cette armada de motards —  nomades inquiétants, harnachés et casqués, montés sur leurs machines de chrome  — qui débarque en traînant derrière elle des nuages de poussière et infiltre les rues alentour. Et se répand, depuis la Grand-Place jusqu’au district environnant et à l’enchevêtrement des rues adjacentes.
   À mi-chemin entre réalisme et poésie, le récit nomade de Xavier Deutsch surprend, qui associe la ville de Béthune à « cette femme calme » qui regarde par la fenêtre. Remuant doucement de la main l’eau dans laquelle elle s’apprête à plonger ses légumes, elle « songe à son homme qui s’en est allé quelque part ». À y bien réfléchir, Xavier Deutsch a raison. Quelque chose s’est arrêté dans l’histoire de cette région, qui a laissé Béthune sur le seuil, en suspens dans un éternel état de veille.

  Carlos Batista a choisi le carnet de bord. Du 13 au 18 juin, son Journal de l’Ange Gabriel (an de grâce 2011) rend compte des pensées qui le traversent au cours de ces journées passées à bord de la péniche. Nomadisme temporel. L’écrivain prend soin en effet, de noter le moment de la journée et l’heure à laquelle il se met à l’écriture. Sensible aux contrastes, passé/présent, éphémère/éternité, sacré/profane, vitesse/lenteur, ce flâneur bienveillant ne se lasse pas d’interroger la ville et ses habitants. Depuis le « beffroi qui balafre le ciel », le diariste observe les « forces qui rayonnent depuis ce moyeu » et découvre à travers le réseau des « lignes secrètes » qui tissent l’espace urbain, le dessin « de l’image mentale de ses habitants ». Un beau texte que ce Journal de l’Ange Gabriel qui se clôt sur une réflexion sur le voyage et décline les « trois façons de voyager ». Le Samedi 18 juin donne à méditer.

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   C’est avec Velibor Colic que j’achève mes lectures nomades. Avec ce « Bosniaque de cent dix kilos » qui partage avec le Portugais Carlos Batista, soixante-quinze à peine, « l’ancienne cale à marchandises » de l’« Ange Gabriel », « recyclée en salle polyvalente, genre loft »... J’avoue que j’ai un peu appréhendé la lecture de ces ultimes pages. Être nomade : dix commandements. Le portrait en pied de Velibor Colic, haute stature et regard camouflé par des lunettes noires, en impose ! L’idée de commandements (dix), si elle me séduit par son côté biblique, me fait peur par son côté autoritaire. En fait de commandements, il s’agit davantage de réflexions, organisées en paragraphes (dix), inspirée par la thématique de départ. Au « nomadisme de l’âme » ― «  Trois heures entre Sarajevo et Béthune et toute une vie entre le Sud et le Nord » ― se joint le nomadisme des langues. Colic affirme connaître des bribes de toutes les langues d’Europe mais n’en posséder aucune : « Je les oublie aussitôt ». Témoin de l’éphémère, l’écrivain a vu disparaître des mondes. Dans son carnet, ses notes s’effacent d’elles-mêmes, comme dans la vie, ses amis. « Je suis de partout et de nulle part », affirme Colic. « Je peux être tout le monde et personne »... multiplicité et diversité. Colic affronte ses contradictions et les assume :

« Je suis bâtisseur, patissier, paysan, apôtre.
Parfois je suis témoin, parfois traître.
Parfois je meurs, parfois je vis encore.
Je fais l’amour comme la guerre. »


  Marqué par les conflits sanglants de son époque, Velibor Colic apparaît comme une nature forte, aussi puissamment ancrée dans la réalité que dans le rêve. Son appétit de vivre est d’autant plus affirmé que l’écrivain a conscience de n’être là que de passage. Pour ce lecteur de Cioran, « la condition de l’homme est dérisoire » et « les choses durent plus que les hommes ».

  Au terme de ma lecture de Lettres nomades, une fois refermée cette revue du Nord, demeurent en vagabondage dans le vaisseau de la mémoire, les témoignages d'une interrogation permanente, elle-même ouverte sur la diversité des sensibilités et l’infinie richesse des écritures. Une très belle revue.

Angèle Paoli
D.R. Texte angèlepaoli



■ Voir aussi ▼

le site Escales des lettres (qui contient plusieurs vidéos sur Lettres nomades)



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