Verónica Vega, Partir, un point c'est tout, éd. Bourgois. Rencontre mercredi 23 novembre à 19h à la librairie

Publié le 21 novembre 2011 par Slal
Paris, Place de l'Estrapade, novembre 2011
Mercredi 23 novembre à 19h
à la nouvelle librairie El Salón del libro, 21 rue des Fossés Saint-Jacques. Paris 5e (Près du Panthéon).
Rencontre avec l'écrivain cubain Verónica Vega pour son livre aux éditions Christian Bourgois, Partir, un point c'est tout.

Verónica Vega est née à La Havane en 1965. Attirée par l'art dès son enfance, elle écrit, dessine et chante. En 1993, en pleine « période spéciale », elle intègre après un examen d'entrée la troupe Teatro de la Danza, dirigée par Guillermo Horta. La crise économique la pousse à faire de l'artisanat pour survivre. Elle travaille avec du bambou et des coquillages et vend ses œuvres aux touristes. Elle se met aussi à la peinture. En 2002, faute de matériel pour pouvoir peindre, elle commence à écrire. Elle rejoint l'Atelier Littéraire de la Galerie Fayad Jamís à Alamar. La même année, elle obtient le prix de l'Essai au cours de la Rencontre Provinciale des Ateliers Littéraires. Elle est rapidement publiée dans plusieurs revues et collabore même à certaines d'entre elles, dont le Proyecto Digital Havana Times.
En 2006, elle commence un roman à trois mains, avec un poète cubain vivant à Cuba et une écrivaine cubaine habitant à Munich. Le projet échoue mais elle décide de continuer seule le roman qu'elle achève et intitule Partir, un point c'est tout (inédit en espagnol).
Elle travaille par ailleurs pour une émission radiophonique pour enfants et s'est attelée à l'écriture d'un nouveau roman.

Aux antipodes des cartes postales qui montrent une Havane exotique et plaisante, Verónica Vega offre un portrait vivant et complexe de Cuba en forme d'autobiographie collective du groupe d'artistes qu'elle fréquente. Rien ne semble inventé : ni les gens, ni les multiples références au monde cubain des arts et de la culture, ni les détails du tableau de la vie quotidienne où surgissent quelques reliquats de l'influence soviétique en même temps que la prégnance et l'attirance pour les États-Unis, perçus comme un eldorado accessible seulement à un quota de citoyens cubains limité chaque année. Elle-même a commencé à écrire son roman sur un passeport périmé, sur lequel jamais n'a été apposé le visa pour les États-Unis demandé en 1993. À quoi bon, d'ailleurs ? Son père lui avait écrit, comme un signe avant-coureur : « Ne viens pas me rejoindre à New York, je ne peux pas te recevoir chez moi. Va plutôt à Miami. » Ni New York ni Miami... ce sera pour toujours Alamar, à Cuba.
Traduit de l'espagnol (Cuba) par Christilla Vasserot.