Etat chronique de poésie 1389

Publié le 24 novembre 2011 par Xavierlaine081

 

1389

Chaque jour et son lot de blessures

Chaque heure et son fardeau de misères

.

Parfois les mots viennent qui ne savent se tarir

Ils voguent entre les murs sans murmure

Dérivent à la proue du jour sans regarder aux heures

Viennent bousculer l’agenda en frondes de longues attentes

.
Me voilà trahi par mes bonnes volontés

Piégé de trop dire en pays désormais muet

Ce qui pour les uns est sans intérêt

Suscite en retour mêmes questions identiques réponses

*

Sans doute vaudrait-il mieux fuir tout contact

Vivre en quelque ermitage secret

Où déguster le verbe dans les dédales du silence

.

A vivre yeux et sens ouverts

On ne peut s’interdire de crier au naufrage

Quand les écueils se font visibles

Devant coque de frêle esquif

*

Qu’est la sagesse sinon celle d’au moins prévenir

Attirer l’attention

Ouvrir quelque champ de conscience

.

A défaut me sentirais complices

Du crime et de ses dégâts collatéraux

*

Mes doigts cueillent entre les étoiles

Le rêve de vivre et dire

Sans avoir compte à rendre

.

Toujours reviennent comme boomerang

Les sombres litanies de reproches

.

Manosque, 12 octobre 2011

 ©CopyrightDepot.co 00045567