Magazine

Sorties mondaines

Publié le 19 décembre 2011 par Pbmv
Les tanches,
Alors, on bouffe du Gerlinéa en attendant de faire ripaille la semaine prochaine ?
Moi ? Non, je continue à manger des farfalle avec 200g de gruyère râpé dessus, j’ai un métabolisme de ouf et un corps de rêve, tu sais.
Après avoir passé un mois de novembre à faire Bernard l’ermite à mon bureau, j’ai décidé qu’un peu de culture ne ferait pas de mal à ma rétine qui saigne toute la journée devant un classeur Excel.
Ca a commencé par Bérénice à la Comédie Française fin novembre. J’étais avec une amie à une place de choix à l’avant-scène, tellement bien placées qu’on voyait les acteurs postillonner. Le petit problème de cette mise en scène c’est que Bénérice avait 65 ans, Titus 58 et que Arsace, le confident d’Antionchus, a la même voix que Saroumane dans le Seigneur des Anneaux (mais heureusement pas la même coupe de cheveux).
Non mais il faut y aller quand même. Bérénice à la Comédie Française, c’est la base si tu veux bien te faire voir par tes beaux-parents.
Ca a continué avec Onéguine à l’Opéra Garnier. Un peu pauvre en danse, mais scénographie géniale. Et alors que j’allais dire à Maman « t’as vu ses… » en parlant du danseur qui jouait Onéguine, elle me dit « fesses » alors que j’allais dire « jambes ». On était peut-être au poulailler, tout en haut, mais avec des bonnes jumelles de théâtre c’est fou le niveau de détail auquel on parvient.
Bon, Onéguine n’entre malheureusement pas au top 3 de mes ballets (en 1 : La Dame aux Camélias ; en 2 : Clavigo ; en 3 : Coppélia) mais pour les fesses des danseurs et pour le reste, ca reste quand même magique.
(mine de rien, je te distille des idées cadeaux, là, alors note).
Ca s’est poursuivi avec Bérengère Krief. J’avoue, passer de Bérénice à Bérengère Krief c’est un peu le grand écart culturel, mais j’ai toujours aimé l’éclectisme. En revanche, essaie d’expliquer à ta mère qui est Bérengère Krief : « mais tu sais, maman, c’est une petite blonde qui fait du one-woman show ». (silence). « mais si tu sais, c’est elle qui imite Cristina, de Nouveau Look pour une Nouvelle Vie » (silence). « Mais si tu sais, c’est celle qui joue dans Bref » (silence). En même temps, avoir des parents qui ne regardent que les téléfilms sur Maupassant et essayer de leur expliquer Bref.
Mais j’étais avec Camille (lien), on a rigolé comme des baleines, enfin, surtout moi, et c’était très chouette.
Ah oui, j’ai aussi vu l’expo Goude aux Arts Déco. Et là, admire le cheminement de pensée puissant (bac +5) : l’expo s’appelle Goudemalion, un terme inventé par Edgar Morin et emprunté à Pygmalion, pour décrire l’influence de Goude. Donc Pygmalion > My Fair Lady, qui m’avait mis des paillettes dans les yeux l’an dernier au Châtelet (ca et le fait que j’avais croisé Lambert Wilson, à qui j’avais envie de dire « je vous ai vu dans la princesse de Montpensier vous étiez beau, grand, fort, preux, courageux, je vous kiffe avec la fraise et les collants » et à qui j’ai juste dit « merci » quand il m’a tenu la porte). Donc My Fair Lady l’an dernier > La Mélodie du Bonheur cette année, avec 5 potes. The best soirée de filles ever.
Et c’est ainsi que, quand Boss m’a anoncé ce midi que mon CDD était transformé en CDI, j’avais le Capitaine Von Trapp qui chantait dans ma tête « the hiiiiills are aliiiiiive with the sound of muuuuusic » en gambadant sur les collines.

Vous pourriez être intéressé par :

Retour à La Une de Logo Paperblog

Ces articles peuvent vous intéresser :