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Bilan annuel

Publié le 01 janvier 2012 par Zegatt

Changement de rythme pour le bilan films/lectures ; plutôt que de faire la mise à jour en septembre, le bilan sera désormais pour janvier (ça rendra les choses un peu plus pratiques).

Côté films, le chiffre est encore une fois assez explosif pour les 4 mois qui viennent de s’écouler (j’en ai profité pour atteindre mon 1800ème film vu, dont près du tiers rien que sur les 16 derniers mois). Parmi ceux qui méritent le détour :
- “L’aigle de la neuvième légion”, un des rares bons péplums depuis “Gladiator”.
- Un très grand Forman, “Amadeus”, et également son délirant ”Man on the moon” (la meilleure performance de Carrey).
- “Blackthorn” : western sud américain qui ne vaut pas grand chose pour son intrigue, mais à la réalisation de qualité avec les plus beaux paysages qui soient.
- Toute une série de films de Don Siegel, et plus particulièrement ses intrigues californiennes en noir et blanc. A voir pour “A bout portant”, ”The lineup”, “Ca commence à Vera Cruz”. Et dans une ambiance assez similaire, “Mort à l’arrivée” de Rudolph Maté (découvertes permises indirectement par James Ellroy).
- “Carlos”, trois films (pour la version longue) dont je vous parlais ici.
- “(500) jours ensemble” avec un découpage achronologique et des jeux de situations autant que de phrases qui en font un moment d’humour difficilement égalable (en VO pour en profiter !).
- “The Cove – la baie de la honte”, du gros docu qui frappe fort, avec en seul bémol le plan final.
- J’en parlais en même temps que le précédent : “Encounters at the end of the world” par Herzog, et tant qu’à rester dans les docus du monsieur, “Grizzly Man” (gracias Nicolas pour la recommandation !)
- “Crossing guard”, film inconnu où se croisent les gueules cassées d’Hollywood devant-derrière la caméra : Jack Nicholson-David Morse-Sean Penn.
- LE Hepburn de légende : “Diamants sur canapé”. Aujourd’hui ça paraît gentillet, mais le jeu d’acteurs reste plus que percutant.
- Du Almodovar : “En chair et en os”, avec Bardem bien avant l’explosion qu’il connaît ces dernières années, et “Talons aiguilles” (enfin vu entier). Qui permettent de plonger un peu plus dans les obsessions visuelles d’Almodovar, cunnilingus et découpages de légumes en tête.
- Plein de Humphrey Bogart de premier ordre, depuis “En marge de l’enquête” en passant par “Le port de l’angoisse” ou “Key Largo” et surtout “Les passagers de la nuit”. A voir absolument. Hollywood commence là.
- Parmi plusieurs Cronenberg antérieurs à 2000, un hors-norme : “Faux-semblants”.
- Nolan a ses tout débuts, avec cette finesse et cette force plus tard de “Memento” ou “Inception” : “Following”.
- Quelques documentaires qu’IL FAUT VOIR : “Le funambule”, ou comment un type se retrouvait il y a quelques décennies à cheval entre les deux tours du World Trade Center (hallucinant et fort de symboles) ; ”Inside Job”, magistral déconstruction de l’économie mondiale (prévoyez au moins 2 visionnages pour le comprendre – surtout si c’est en VO).
- Du dessin animé comme on en aimerait plus souvent, “Rango” et “Ratatouille”.
- Quelques classiques en retard et dans le désordre : “Rocky”, “Thelma et Louise”, “Les sorcières d’Eastwick”, “Kramer contre Kramer” et “Le lauréat” (tous les deux avec Hoffman), “Le salaire de la peur” et “La règle du jeu” (pour ne pas passer que par Hollywood).
- Trois grands Polanski : “Rosemary’s Baby”, “Le locataire” et “The Ghost Writer”.
- Histoire de sortir un peu des Etats-Unis et d’Europe, côté asiatique : “Joint Security Area” et ”Mother” (tous deux sud-coréens) ; “Sin Nombre” côté mexicain ; enfin “Stander”, un film biographique sud-africain avec de l’humour et des braquages de banque ; “Une séparation”, film iranien tout en subtilité et en intensité (merci Gabka !).
- Dernière fournée anglo-saxonne : “Open Range” de Kevin Costner, loin d’avoir la force de “Danse avec les loups”, un western de qualité qui rappelle la lenteur de “L’homme des hautes plaines”, avec des fusillades très fortes ; “Petits meurtres entre amis”, le premier Boyle bien meilleur que sa dernière bouse en date de “127 heures”.
- Pour conclure, une session française, “Le refuge” pour son ambiance plus qu’autre chose ; “Les petits mouchoirs” (et moi qui supporte mal Dujardin, on le voit à peine), c’est classique et la panoplie d’acteurs fonctionne à merveille ; “Quand j’étais chanteur” avec, chose rare, un Depardieu qui fonctionne !

Niveau bouquins, le chiffre est raisonnable : 26 lectures au compteur, avec de gros volumes et pas mal de chouettes découvertes en prime.
- Jurgis Baltrusaitis avec son premier tome de “Les perspectives dépravées” et “Le Moyen Age fantastique” (merci à l’équipe de La mémoire du monde et à Didier C.), deux travaux d’histoires de l’art brillament écrits et pensés.
- De Jorges Luis Borges, “Le livre des êtres imaginaires” (merci pour la rencontre qui a accompagné ce cadeau !).
- “Le livre noir des serial killers” de Stéphane Bourgoin, l’une des bases sur la question, très (trop parfois ?) journalistique dans sa forme mais plus qu’exhaustif (merci Julien !).
- Une découverte complète qui me tentait depuis pas mal de temps : Emil Cioran, avec “Sur les cimes du désespoir”. C’est beau. Et suicidaire.
- Qui me faisait de l’oeil aussi, Mircea Eliade avec son “Images et symboles”. Théorie inspirée de Jung, forcément, ça me parle (et de Jung au passage : “Sur l’interprétation des rêves”). Très grand !
- Probablement difficilement trouvable compte tenu de l’édition limitée, “Laguna de papel sereno” par José Galan, que j’ai eu la chance de connaître. Merci à Lucia de prolonger son travail et de nous en faire profiter.
- Samuel P. Huntington et son pavé “Le choc des civilisations”, ou comment prévoir le 11 septembre, les printemps arabes, l’émergence sud-américaine, le malaise japonais et tout ce qui s’ensuit avec au moins 5 ans d’avance et parfois près d’une vingtaine. Le monde d’aujourd’hui était là hier. C’est parfois ardu, mais qualifier l’ouvrage de brillant serait un euphémisme.
- “Des morts qui dérangent” signé par Paco Ignacio Taibo II et le sous-commandant Marcos. La pourriture criminelle mexicaine avec humour.
- Edgar Morin avec “Mon chemin”, une biographie-interview plus que riche (et la chance en prime d’avoir pu croiser Edgar Morin cette année).
- “Wilderness” de Jim Morrisson, une édition posthume de poèmes qui prouve s’il le faut que Morrisson, c’est bien plus que la drogue, bien plus que les Doors…
- Quelques tomes de Padura autour de son inspecteur fétiche, le Conde (mentionné il y a quelques mois), en particulier “Electre à La Havane” et “Les brumes du passé” (l’occasion de remercier les éditions Points pour m’avoir forcé la main pour ce détour cubain).
- Donald Woods Winnicott et son gros morceau “Déprivation et délinquance”, analyse des comportements violents chez les plus jeunes dans les années 1950. Les symptômes ont changé, pas les conclusions, et la réflexion de Winnicott est toujours aussi brillante.

Pour résumer ces quatre derniers mois, et en comparaison aux douze qui avaient précédé, non seulement le rythme de lecture repart, mais en plus que ce soit pour l’écran ou les pages, la session a été plus que bonne vu le nombre de rescapés.

Bons visionnages, bonnes lectures à vous pour les prochains jours/semaines/mois, en espérant que ces quelques suggestions pourront vous intéresser… et en attendant, bonne année aux visiteurs du site, habitués ou irréguliers !



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