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J'ai aimé voir vendredi à la maison de Victor Hugo:Les arcs-en-ciel du noir : invitation à Annie Le Brun

Publié le 18 mars 2012 par Lauravanelcoytte

Exposition au 1er étage

crédits : Mairie de Paris

Les arcs-en-ciel du noir : invitation à Annie Le Brun

15 mars au 19 août


Annie Le Brun, dont l’essai "Si rien avait une forme, ce serait cela" emprunté au poète, est invitée à dialoguer avec les collections du musée. A vingt ans, Elle rencontre André Breton et côtoie les derniers surréalistes. Poète et essayiste, son érudition et l’acuité de son analyse puisent aux sources les plus intransigeantes, dans le roman noir, chez Sade, Jarry et Raymond Roussel.


Victor Hugo tient une place particulière dans son panthéon. Bien des thèmes hugoliens recoupent en effet ses préoccupations, en particulier celui du noir entendu comme condition paradoxale de visibilité. Cette antithèse dialectique est particulièrement vive chez Victor Hugo : « Sans doute n’a-t-on pas mesuré, écrit Annie Le Brun quelle puissance génératrice a chez Hugo l’obscur qui semble être l’équivalent d’une matière noire, tout aussi déterminante dans son œuvre littéraire que dans son œuvre graphique. Jusqu’à lester l’une et l’autre d’une gravité inédite qui les travaille pareillement de l’intérieur. S’ensuivent ce que j’appelle les arcs-en-ciel du noir irradiant pour mieux la déployer une inimaginable palette de thèmes et de points de vue qui paradoxalement apparaissent à cette nouvelle lumière venue des profondeurs pour redessiner le paysage poétique, dramatique, social, politique… Cette exposition se propose aussi de montrer de quelle façon Hugo revient continuellement à cet élément noir comme à autant de répliques souterraines de l’arc-en-ciel pour y puiser sa force de transfiguration à l’origine d’une « énormité poétique » qui n’a pas fini de nous sidérer. »
L’exposition réunit exclusivement des œuvres du musée dont plus de 80 dessins de Victor Hugo parmi les plus beaux et très rarement exposés comme Le Burg à la croix, Justitia et Le Phare des Casquets... Elle présente également, autour de ce thème du noir, dessins et estampes d’illustration, photographies, objets, livres et manuscrits. Elle donne enfin à entendre, tout au long du parcours, des extraits de textes de Hugo lus par le comédien et metteur en scène Benjamin Lazar ainsi que par Louise Moatti.
Le parcours s’articule autour de 7 sections thématiques et chronologiques : noir comme la jeunesse : l’entrée dans le gothique autour des premiers romans, Han d’Islande, Bug-Jargal, Notre-Dame de Paris ; noir comme le théâtre des passions : autour du théâtre comme focalisation sur les errements du cœur humain et de « la liberté d’aimer », Juliette Drouet et Léonie d’Aunet : noir comme les voyages  : ceux des années 1840, où le paysage est ressenti comme contraction de l’humain et du naturel ; noir comme la liberté : exil et attirance pour les marges sociales, littéraires et pour l’ailleurs... ; le choix du noir : l’affirmation du noir autour de la décoration de Hauteville House et des écrits de l’exil ; noir comme l’infini : autour des Travailleurs de la mer et des forces obscures du monde ; enfin noir comme l’éblouissement : cette section sera composée uniquement d’extraits de textes

http://www.paris.fr/loisirs/musees-expos/maisons-de-victo...


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