Etat chronique de poésie 1508

Publié le 07 avril 2012 par Xavierlaine081

1508

Peu à peu tu perds le fil

Un temps de latence vient

Entre la page et tes doigts

Tu voudrais ne pas oublier

Ceux qui de froid meurent

Ceux qui de misère s’affament

Ceux qui de guerre s’affolent

Que déjà poindront reproches

De ne pas inviter à douce rêverie

*

Tes rêves sont peuplés

D’ombres hésitantes et transies

Tes oreilles sifflent

De lointaines roquettes

En tirs de snippers

Tu suis par la pensée

Les foules affolées

Dans leur course aveugle

Refoulées d’ici

Pour aller nulle part

*

En terre d’inhumaine condition

Tu ne sais te satisfaire

De ton simple geste de charité

Tu ne voudrais plus entendre ce mot

Tu rêves d’en bannir l’usage

Par extinction simple du domaine de la misère

*

Toujours te revient

Boomerang insultant

La longue litanie

Manosque, 2 février 2012

© Xavier Lainé, février 2012

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