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Crise de l'immobilier : l'Espagne zone sinistrée

Publié le 26 mars 2012 par Immobilien @dopimmo

BAILEN (Espagne), 23 mars 2012 – Sinistrée, tel est le mot qui décrirait la ville de Bailen, en Espagne. Réputée pour la fabrication de ses briques, l’explosion de la bulle immobilière a mis fin à l’essor de cette ville de l’Andalousie. 

 Fortement touchée par la crise de l’immobilier en 2008, l’Espagne voit peu à peu ses villes dépérir, principalement celle qui était étroitement liée à l’immobilier. La crise est passée et le chômage atteint des sommets jamais inégalé. Parmi l’une des victimes de cette crise sans précédent, la ville de Bailen subit les contrecoups d’une crise qui tend à s’installer. Les usines de briques autrefois prospère y tournent au ralenti et le chômage sévit. Au plus fort du boom immobilier, Bailen c’était 50 usines faisant vivre plus de 3000 personnes avec 18% de la production de briques fabriquées en Espagne. Plongée aujourd’hui dans l’attentisme, l’économie de la ville de Bailen dépendait à 90% de l’industrie de la brique. Les personnes dépendant du secteur de la fabrication de la brique ont vu ainsi leurs revenus baisser considérablement. La seule alternative qui se présente en ces temps de crise, la culture de l’olivier qui rapporte en moyenne 500€ en 10 jours, une somme bienvenue certes mais qui vient tout juste soulager les foyers de Bailen. Chômage et villes fantômes L’Espagne est actuellement dans une situation de récession qui menace une nouvelle fois la stabilité financière de l’Europe. Avec un taux de chômage moyen de 31,23%, la ville de Bailen bat le record national avec un taux de 35%. Ainsi sur les 18 763 habitants, on comptait en février plus de 4000 chômeurs. Dans ces villes où l’emploi se fait rare, les habitants fuient pour se tourner vers d’autres horizons. Pour les plus chanceux, une reconversion rapide leur a permis de retrouver un emploi. Plus particulièrement, à Bailen on attend la reprise du secteur même si selon les analystes, la construction restera en stagnation encore pendant plusieurs années. En Espagne, en effet, plus d’un millions de logements sont encore vides, la perspective de nouvelles constructions est donc encore faible.

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