Etat chronique de poésie 1521

Publié le 20 avril 2012 par Xavierlaine081

1521

Désormais que plus rien ne les retient

Jusqu’au bout ils iront pour assouvir leur soif

Que leur importent les morts et les désespérés

Ce qu’ils guettent avec avidité

Se compte en espèces sonnantes et trébuchantes

Quoi que

Au miroir déformant du virtuel

Ils se voient au-dessus de la mêlée

Mais n’en sont que l’écume

Ou la lie

*

Toi tu respires encore

Tu te poses devant ta page

Tu rêves un instant sur la vie si vite passée

Regardes en arrière ton chemin chaotique

Ne sait qu’en retenir

Sinon qu’il fut parsemé de ces rêves jamais atteints

Qui te tiennent encore debout

En temps de saignées parmi les Hommes

*

Tu tentes chaque jour de vivre encore

Funambule entre vide et vie

Le fil est si fin qu’il t’en blesse les pieds

Tu vois bien à l’horizon l’univers que tu souhaites

Mais ne sais la distance à parcourir

Tant la brume est épaisse

Chaque jour tu t’étonnes d’ouvrir encore les yeux

Ta peau tressaille aux souffrances répandues

Tu avales tes larmes pour ne point tacher la page

Tu souries encore

Car c’est la seule issue

Avec ce petit serrement de cœur

Manosque, 15 février 2012

© Xavier Lainé, février 2012

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