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30 avril 1985 | Mort de Raphaële George

Publié le 30 avril 2012 par Angèle Paoli
Éphéméride culturelle à rebours

   Le 30 avril 1985 meurt d’un cancer généralisé à l’hôpital Saint-Louis, à Paris, Raphaële George, née à Paris le 2 avril 1951.

  Peintre et poète, elle avait publié en 1977, sous son vrai nom (Ghislaine Amon), son premier livre : Le Petit vélo beige aux éditions Athanor (réédition Éditions Lettres Vives, 1993) et fondé avec le poète Jean-Louis Giovannoni les Cahiers du Double (1977-1981).

  Ont été publiés aux Éditions Lettres Vives (dans la Collection Terre de poésie, créée par Michel Camus [1929-2003] et Claire Tiévant), sous le pseudonyme de Raphaële George (Guislaine Amon quitta son nom d’état-civil pour le pseudonyme de Raphaële George aux fins de « n’être que sa propre naissance », comme il lui arrivait souvent de le dire) : Éloge de la Fatigue, précédé de Les Nuits échangées (1985. Préface de Pierre Bettencourt ; 2e édition, 1986) et Psaume de silence suivi de Journal (posth., 1986. Présentation de Jean-Louis Giovannoni). En 1980, Raphaële George a co-écrit avec Jean-Louis Giovannoni L’Absence réelle, « correspondance posthume-imaginaire de Joë Bousquet à un jeune écrivain » (Éditions Unes, avril 1986).

  Deux de ses livres ont été traduits en allemand et publiés, en édition bilingue, aux Éditions Jutta Legueil : Les Nuits échangées suivi de L’Éloge de la fatigue (Nächte im Tausch et Lob der Müdigkeit, Stuttgart, 1990) et Psaume de silence (Psalm des Schweigens, Stuttgart, 2003). Un projet de réédition de L’Absence réelle (suivi d’inédits) est actuellement en cours de réalisation.

JOURNAL (Extrait)
Écriture comme une escale.
Ôtons les articles : le corps se perd, se fond. S’agit-il du nôtre, hors du temps et de l’espace, cette figure si totale ? Un vieux rappel de la mer…
Fermer les yeux pour rejoindre une autre lumière, une source qui se dissimule et qui refuse de se lever dans mon corps aujourd’hui.
Comme j’ai souffert jusque là, et maintenant que je souffre vraiment : je sais que je ne souffre déjà plus, car la lumière vient.
Bien-être étrange qui nous fait être le monde dans son mouvement et naître de ce monde par la grâce de l’abandon.
Raphaële George, Journal in Psaume de silence suivi de Journal, Lettres Vives, Collection Terre de poésie, 1986, page 33.



RAPHAËLE GEORGE

Raphaële George


■ Raphaële George
sur Terres de femmes

3 février 1984 | Lettre de Raphaële George à Jean-Louis Giovannoni
→ [Amour]



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