Etat chronique de poésie 1555

Publié le 28 mai 2012 par Xavierlaine081

1555

Alors dans un instant tu ne seras plus que ton ombre

Un petit souvenir aligné devant les rayonnages

La silhouette d’un mot blotti entre les pages

Ce que tu contemples de misère se répand

Comme trainée salpêtre vers baril de poudre

Demain viendra peut-être l’explosion fatale

Où tes rêves seront étoiles dans un ciel immense

Tes larmes brilleront davantage

Sur les joues de l’univers

Où tes pas ne pourront plus aller

Sans quelque souffrance

Dont tu incrimineras l’âge

Pour oublier ton usage

*

Tu prendras le large

Vogueras incertain vers d’autres lieux

Où tes mots gagneront en subtilité

Par le silence de leur origine

Il y aura cette beauté partagée

A l’infinie sérénité des sources

Ce boire aux lèvres de destinées imprévisibles

Ces fins mets offerts aux tables d’amitié

Jamais ne sauras être rassasié

Toujours verre à la main

Dégustant le rayon rouge

Perdu au bord des paupières

Manosque, 22 mars 2012

© Xavier Lainé, avril 2012

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