Gérer un cours de philosophie

Publié le 03 juillet 2012 par Gmcp13

Je commence par la philosophie car il me semble que c'est une - si ce n'est la - matière la plus difficile à prendre en notes. Evidemment, il y a fort à parier que vos cours sont différents des miens étant donné que nous n'avons probablement pas le même prof, mais je pense qu'il existe de fortes similitudes entre les cours de philosophie des différentes khâgnes. Après tout, il n'y a pas trente-six manières de faire un cours de philosophie en prépa. 

Je vous avais donc conseillé d'utiliser plutôt des cahiers que des feuilles volantes à perdre classer, et je réitère ce conseil décidemment très avisé, en ajoutant que si votre prof choisit de traiter séparément le thème de l'année et la préparation aux oraux, il est préférable d'avoir plutôt deux cahiers. Et après, c'est vraiment une question de goût mais les petits carreaux se prêtent particulièrement à cette matière qui nécessite une prise de note abondante et rapide.

Autres conseils : changer de page à chaque changement de thème en indiquant le thème en grosses lettres colorées/soulignées/etc. Par exemple, vous ne pouvez pas écrire votre cours sur l'art à la suite de votre cours sur la relation entre la morale et la politique. Ca parait logique et basique, en effet, mais je précise tout de même. Je vous conseille également de prendre vos notes en petits paragraphes compacts et par auteurs, ce qui aide à mieux mémoriser les idées.

Chaque fois que votre prof fait une référence qui vous intéresse, notez la d'une autre couleur. Lorsque vous irez acheter vos lectures complémentaires, les titres à acheter vous sauteront aux yeux. Les titres cités de manière allusive ont pourtant généralement une grande importance. 80% des ouvrages que mes profs de philo ont vaguement cité et que je suis allée lire (même partiellement) se sont révélés utiles dans mes dissertes. Dans tous les cas, il est hautement probable que ces ouvrages vous seront utiles au moins pour votre culture. Mais ils vous offrent également l'avantage non négligeable de meubler vos dissertes avec des exemples originaux. Surtout si ce sont des auteurs un peu moins connus, car justement ! s'ils sont moins connus, c'est qu'ils se rapprochent davantage de la sociologie et ont donc une dimension culturelle très intéressante qui nourrit fort bien les dissertes souvent trop abstraites car pleines d'idées antiques. Bon évidemment, tout dépend des références du prof et de ses goûts. Mais en tant que prof de philo, il a forcément un minimum de culture et de recul. Donc faites lui confiance et ne loupez rien des petites parenthèses et digressions, c'est là qu'on marque des points. Cela est valable dans d'autres matières mais le résultat en est plus frappant avec la philo, je trouve, car avec la littérature ou l'histoire vous avez toujours les ouvrages théoriques pour broder quand vous avez une panne.