Dans le numéro spécial de cet été, « La Vie » traite du surnaturel…
Le catholique, que je revendique être, se
retrouve mal dans cette analyse de ses « croyances »… Certes, mes « croyances » sont de toute sortes : sociales, culturelles.. Et, je pense que nul être humain n’échappe
à son lot de croyances… au moins pour ne pas craindre à chaque instant que le ciel ne me tombe sur la tête … ! Je sais qu’une discussion qui commence par évoquer le surnaturel : des
fantômes aux rêves prémonitoires et aux guérisseurs, des esprits des morts aux médecines parallèles… ne peut que m’amener à un moment ou l’autre à parler de ma Foi…. Et pourtant, ce n’est pas à
mon avis du même ordre… Un titre comme : Le surnaturel
: entre science et religion, que faut-il croire ? n’a que l’avantage de pouvoir préciser, ce qu’est à mon avis la Foi, et surtout ce qu’elle n’est pas.

Par contre je partage tout à fait la distinction que fait Élisabeth Marshall, dans son éditorial, entre Foi, et « paranormal » : « Distinguer aussi entre les dogmes de la foi (telle la résurrection du Christ), ces rites passeurs de surnaturel qui structurent les religions et fédèrent les communautés de croyants, et un paranormal que l’homme ferait surgir à volonté pour exercer sa puissance personnelle. »
Effectivement, au-delà de mes convictions personnelles, il s’agit bien de définir, ce qui me permet de me reconnaître dans la communauté catholique… Et c’est en particulier, par la manière culturelle et cultuelle, de tourner autour des « mystères » de l’être et de la Vie.
Il est difficile, aujourd’hui, ( et j’aime cette difficulté…) de comprendre ce qui relient ensemble tous les catholiques… Ce pourrait être : « La messe »?, mais alors il me semble que nous rejetterions la majorité d’entre nous … ! Et ce n’est pas les résultats du sondage de « La Vie » de ce numéro d’août, qui vont m’aider … !
- Autant ( 62 à 63%) « croient » à la traversée de la mer rouge par Moïse, qu’à la résurrection de Jésus. Pour ma part, en simplifiant… je dirais – Je ne crois pas que la mer rouge se soit ouverte en deux, comme un fait historique ; par contre je ressens dans ces paroles bibliques un enseignement spirituel. - Je crois que Jésus Christ est ressuscité ; c’est à mon avis le socle de la spiritualité catholique ( peut-être chrétienne également… sauf que le christianisme n’est pas « une » religion …mais une famille de religions …). Il est, à mon avis, bien insuffisant de s’en tenir à cela … il faudrait, sans fin, préciser ce que cela signifie …
- Je lis également ( N° de La Vie 3493 ) : Seulement 56% des catholiques « pratiquants » croient à la vie après la mort… ! Je ne comprends pas… Donc, pour les autres 44% de catholiques « pratiquants », Jésus-Christ est définitivement mort, Il n’est pas vivant ! ..?
- 64% de catholiques pratiquants « croient » à la théorie de la relativité .. La relativité est pour moi, de l’ordre du savoir, un savoir scientifique … un savoir « relatif », donc… Ce sondage semble mettre au même niveau « savoir » et « Foi »… Si les deux participent à la culture de l’humain, le savoir est limité par le cadre de ce qui est « naturel » …
Ce qui, bien souvent, est source de malentendu, c’est la confusion entre « esprit », « âme », et « psyché » … Ainsi, quand, Jean-Didier Vincent dit, à la question : « Qu’est-ce que l’esprit ? - C’est ce qui anime le corps et ce qui se tracte à l’intérieur du cerveau. ». Pour moi, il s’agit de la psyché donc de l’âme… C’est oublier l’enseignements des Pères anciens, qui définissent l’homme comme : corps, âme et esprit… Et c’est ainsi que l’on comprend ce qu’en dit Aristote, quand il parle de l’immortalité de l’âme… Et je ne sais pas,- « La croyance favorise encore les effets de l’esprit sur le corps. » J.D.V. - ce que cela peut signifier… Il paraît scientifique de penser que le corps est en lien interactif avec la psyché … ! Cela n’a rien de « spirituel » … !
Par contre, - à mon avis - l’art, le sentiment amoureux … permettent plus facilement de faire le lien entre psyché et esprit…
La réflexion qui me vient à la suite de ce dossier ; c’est la difficulté de pouvoir définir un profil « catholique »… 
