Quelques rameaux, des gourmands jetés au sol après la taille. L’olivier est un arbre résistant, mais cela ne suffit pas. L’arbre a cette réputation de dur à cuir, d’immortel. Il nous observe depuis longtemps. Sous nos assauts répétés, sous nos caresses hivernales, il déverse sa lumière tranchante, ses feuilles piquantes dans nos yeux, sur nos mains ses griffures. Il est le compagnon fidèle, à la vie, à la mort. On l’ausculte, dans l’espoir d’une récolte généreuse et de temps meilleurs. On se souvient des reflets argentés, qu’il nous envoie certains soirs plus noirs que d’habitude. Il est le socle. Ses feuilles constitueront le lit au-dessus duquel danseront nos vœux et nos rêves.
