C ’est prouvé: la «grippe d ’homme» existe vraiment!

Publié le 03 octobre 2012 par Nuage1962

Voila une étude qui va surement donner un regain de plainte lors d ’une grippe que des hommes contractes .. Car on le sait tous un homme malade c ’est la fin du monde .. du moins pour quelques jours … !!! Avec cette étude, les hommes vont-ils se plaindre un peu plus .. ???
Nuage

C‘est prouvé: la «grippe d ’homme» existe vraiment!

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Combien de fois votre copine s’est-elle moquée de vous lorsque, affligé de ce qu’elle disait être une «grippe d’homme», vous avez passé toute la journée affalé sur le sofa du salon? Ce temps est désormais révolu, puisque les chercheurs sont formels: la «grippe d’homme», ça existe!

«Chérie, je suis malade…»

Pour appuyer ces dires, voici d’abord quelques chiffres: selon un sondage réalisé en 2007 auprès de 2000 participants pour le compte d’un magazine masculin britannique, 64 % des hommes auraient durant l’hiver précédent, contracté un virus qui les aurait forcés à manquer des journées de travail, comparativement à 45 % des femmes. Le sondage a aussi révélé qu’il fallait en moyenne aux hommes deux fois plus de temps qu’aux femmes pour se remettre de leur grippe. Enfin, 82 % des hommes estimaient que garder le lit (ou rester vautré sur le divan…) était de loin la meilleure chose à faire pour guérir, alors que 66 % des femmes considéraient que la stratégie la plus efficace est de demeurer active et de tenter de combattre la maladie.

Ces différences entre les sexes sont-elles fondées scientifiquement? Oui, selon une recherche réalisée en 2010 par des scientifiques de l’University of Cambridge, au Royaume-Uni, et c’est l’évolution des espèces qui doit être blâmée pour ça. Ainsi, les hommes sont «programmés» pour vivre dangereusement, prendre des risques.

C’était vrai au temps de l’homme des cavernes, lorsqu’il fallait se dépêcher de féconder un maximum de femelles avant d’être écrasé par un mammouth. Et c’est encore vrai aujourd’hui, si l’on se fie au mode de vie aventureux de certains…

De ce fait, les hommes auraient tendance non seulement à attraper davantage de maladies, mais aussi à en souffrir davantage et plus longtemps que les femmes. En effet, l’évolution aurait fait en sorte que les défenses immunitaires sont également soumises aux différences entre les sexes.

Une question d ’hormones?

 

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Notons aussi que les hommes auraient tendance à tomber plus facilement malades que les femmes.

Ainsi, une recherche menée par une équipe de scientifiques du Centre de santé de l’Université McGill en 2009 a démontré que les oestrogènes, l’hormone féminine par exemple, ont tendance à doper le système immunitaire. Résultat: cette ligne de défense contre les maladies serait plus performante chez les femmes que chez les hommes.

Selon Maya Saleh, l’auteure principale de cette étude, les femmes auraient une réponse inflammatoire plus musclée, ce qui est la première réaction du corps lorsqu’il est confronté à une maladie. Les résultats de cette recherche, bien qu’elle ait été réalisée sur des souris de laboratoire, seraient selon les chercheurs, aussi applicables aux humains.

De leur côté des scientifiques de l’University of Queensland, en Australie, auraient constaté dans la cadre d’une étude réalisée en 2012 que le système immunitaire ne réagit pas de la même façon aux rhinovirus – les virus qui causent habituellement les rhumes – selon le sexe. Selon le professeur John Upham, Mère Nature considérerait que la survie de l’espèce passe par la survie de femmes… Par conséquent, celles-ci seraient mieux armées que ces messieurs pour résister à la maladie, du moins pour en ressentir les symptômes avec moins d’intensité.

Les bons côtés de la «grippe d ’homme»

 

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En revanche, d’autres recherches démontrent que ces messieurs ne seraient pas tout à fait innocents… Un sondage mené au Royaume-Uni en 2010 relevait ainsi que près de la moitié des hommes auraient tendance à aggraver leurs symptômes de rhume ou de grippe, afin de susciter un maximum d’attention et d’attirer la sympathie. Un homme malade gémirait aussi davantage qu’une femme… Une stratégie pour se faire plaindre, chouchouter, et se faire servir des litres de bouillon de poulet?

Alors, que faut-il en conclure? Une chose est sûre: une «grippe d’homme» a aussi ses bons côtés, dans la mesure où un mâle malade n’ira pas contaminer tous ses collègues de bureau, mais va plutôt renifler, se moucher et tousser sur le sofa du salon. Les hommes prennent le temps nécessaire pour récupérer, contrairement aux femmes qui elles, ont tendance à continuer leurs activités quotidiennes comme si de rien n’était. La «grippe d’homme» en prend pour son rhume!

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