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En lien avec la mortalité chez les bélugas? Le fleuve Saint-Laurent se réchauffe

Publié le 07 octobre 2012 par Nuage1962

L’eau se réchauffe même en province et cela aura surement des répercussion sur la faune et la flore qui dépendent du fleuve pour survivre, mais actuellement, les chercheurs se sont penché sur les liens entre le réchauffement du fleuve et de la mort de bélugas et des oiseaux
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En lien avec la mortalité chez les bélugas?

Le fleuve Saint-Laurent se réchauffe

Le fleuve Saint-Laurent se réchauffe

Crédit photo : archives Agence QMI

TVA Nouvelles

Depuis 1985, les chercheurs accumulent des données sur la température de l’eau du fleuve Saint-Laurent à l’aide de satellites. Cette année, ils font le constat que la chaleur intense des mois d’août et de septembre a eu un impact direct sur l’eau du fleuve, fracassant des records établis dans le passé.

«Le précédent record qu’on a eu était de un degré par-dessus une climatologie. Là, on parle de deux degrés. C’est vraiment d’une grosse ampleur», explique Peter S. Galbraith, chercheur à l’Institut Maurice-Lamontagne.

Les eaux du fleuve ont donc atteint des températures de surface avoisinant les 17 degrés Celsius, et cela ne concerne pas uniquement l’estuaire du Saint-Laurent.

«Ça dépasse même le golfe du Saint-Laurent: on peut parler des Grands Bancs de Terre-Neuve, du plateau néo-écossais… Vraiment, tout l’Atlantique nord, tout ce qui est plateau continental, est affecté», poursuit M. Galbraith.

Bélugas et oiseaux morts

Même si le réchauffement de la masse d’eau favorise le développement des virus et des bactéries, il ne peut pour le moment être associé à la mort d’une quinzaine de bélugas et de centaines de fous de Bassan, au cours de l’été.

«Il y a eu des oiseaux, il y a eu des bélugas, il y a eu des poissons qui semblent avoir été victimes d’épisodes de mortalité, mais les liens directs avec la température ne peuvent pas être faits à ce moment-ci, c’est certain», indique l’océanographe Émilien Pelletier, professeur à l’Institut des Sciences de la mer de Rimouski.

Une chose demeure certaine: l’eau étant plus chaude, le couvert de glace se fera plus lentement et sera plus mince, ce qui ne freinera pas l’érosion des berges, déjà problématique dans plusieurs secteurs de l’Est-du-Québec.

http://tvanouvelles.ca



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