Romney ou le retour a un leadership mondial

Publié le 08 octobre 2012 par Neoafricain

  

Dans un discours majeur sur la politique étrangère qu’il voudrait voir son pays mener, Mitt ROMNEY a détaillé avec calme, précision et conviction la voie qu’il aimerait que son pays suive dans le monde.

Aucune surprise tous ceux qui suivent le Candidat républicain depuis plus d’un an ; mais pour ma petite personne, ce fut particulièrement agréable à suivre. Quasi tous mes posts sur les enjeux de géopolitique sont repris dans le texte.

Cette critique sans concession de la politique d’OBAMA depuis 4 ans tournait essentiellement autour de deux axes :

1)   Il ne fallait pas tourner le dos à l’histoire exceptionnelle de la politique étrangère des USA. Celle-ci fut grandiose avec les sacrifices durant les guerres mondiales, avec le plan Marshall, avec la défense de ses alliés durant la guerre froide et notamment au Moyen-Orient avec Israël. Politique de grandeur et de promotion de l’idéal de Liberté. Il rappelle ainsi la lourde faute morale de ne pas avoir aidé les opposants iraniens lors de leur révolte en juin 2009, dans ce qui était le « pré-printemps persan » ; d’avoir délibérément tourné le dos à l’Etat d’Israël ; de s’être rapproché de gouvernements gauchistes comme celui du Venezuela ; d’avoir fait preuve de faiblesse comme face à la Russie de Poutine ;… Bref, d’avoir choisi de subir plutôt que d’agir, alors que justement quand on est à la tête de la 1ère Puissance mondiale, on ne peut se payer le luxe de la passivité.

Il fallait rester assistant social (« community organizer ») dans les rues de Chicago au lieu de vouloir jouer dans la cour des Grands ! (Vous aurez compris que cette dernière phrase était de moi).

2)   Toute politique courageuse consiste à prendre des mesures concrètes. Les discours seuls ne suffisent pas. « Hope is NOT a Strategy » ! Tout Président doit oser poser des actes pour donner de la substance à ses mots, ainsi que pour convaincre ses amis ET ses ennemis du sérieux de sa politique. La volonté d’Obama de réduire le budget militaire américain est un des pires signaux envoyés aux concurrents de l’Amérique. Après quatre années de présidence démocrate, il est clair que de Moscou à Téhéran, en passant par les capitales arabes et Caracas, plus aucun régime, dictatorial ou non, islamiste ou non, ne craint les USA dirigés par OBAMA. L’attaque terroriste de Benghazi, avec l’assassinat de l’Ambassadeur américain, est un des plus terribles symptômes de l’échec d’une politique de faiblesse. Dans une partie du monde où les faibles n’ont jamais fait long feu…

Autant sur la forme que sur le fond, la prestation de Mitt ROMNEY a été parfaitement exécutée.

Il a également eu la sagesse de ne pas trop prêter le flan aux attaques de « faucons » que tous les bien-pensants aiment à lancer contre ceux qui prônent une politique de fermeté et d’intransigeance envers les Etats voyous et les organisations terroristes. En rappelant que tout ce qu’il prône a comme objectif d’éviter des conflits et non de les susciter. « La seule façon de gagner une guerre, c’est de l’éviter ». Si tu veux la paix prépare la guerre.

Paroles que tout Gauchiste qui se respecte ne peut entendre. Hélas ! Parce que les conséquences de tout ceci, c’est ce que nous voyons : La chienlit dans le monde arabe, la nucléarisation d’Etats voyous, l’omniprésence de la Chine et de la Russie et l’apparente résignation des USA face à ce qui ressemble à son déclin qui est une très mauvaise chose pour la paix dans le monde.

La plupart des spécialistes en géopolitique continuent de penser que la meilleure façon d’obtenir la paix et la stabilité pour le monde, c’est d’installer un « gouvernement mondial », et de permettre la participation de tous les pays aux décisions essentielles. Mais c’est pour moi la meilleure façon de bloquer toute décision, de brouiller toute politique et au final de laisser pourrir des conflits. Surtout dans des domaines aussi sensibles que la sécurité et les droits humains. La seule écoute des nombreux discours tenus lors de l’habituelle rentrée des Nations-Unis nous montre ce que serait un monde effectivement gouverné par tous ces Chefs d’Etats et de Gouvernement. Déjà l’Europe des 27 est souvent paralysée ; alors le monde à 200…

Le monde a besoin de ce leadership qu’a su incarner les Etats-Unis pendant des décennies. Non pas comme du temps de la guerre froide, cette bataille là a déjà été gagnée, mais pour que sur des grands sujets, une voie forte, avec tous les moyens de sa politique, puisse s’élever afin d’obliger les uns et les autres à se positionner. Ceci n’étant par ailleurs pas incompatible avec une forte diplomatie

De sa stature très présidentielle, Mitt ROMNEY est le meilleur aujourd’hui pour incarner ce leadership retrouvé.

Après les sujets économiques la semaine dernière ; voici une nouvelle raison pour laquelle les Américains devraient l’envoyer à la Maison Blanche.