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Newtown: «J’ai cru que nous allions tous mourir», raconte une institutrice

Publié le 15 décembre 2012 par Nuage1962

Pendant cette fusillade de l’école Newtown, il est important de souligner la bravoure des professeurs qui ont voulu protéger les enfants malgré leur peur et de ces enfants qui comme ce petit garçon voulait faire quelques prises de karaté les sortir de ce cauchemar
Nuage

 

Newtown: «J’ai cru que nous allions tous mourir», raconte une institutrice

Newtown: «J’ai cru que nous allions tous mourir», raconte une institutrice

Agence France-Presse
Newtown, Connecticut

«J’ai pensé que nous allions tous mourir»: une jeune institutrice qui a réussi à cacher ses quinze petits élèves dans les toilettes pendant la fusillade dans l’école de Newtown, a raconté son calvaire.

«Je leur ai dit: « Sachez que je vous aime tous très fort », je pensais que ce serait la dernière chose qu’ils allaient entendre, je croyais qu’on allait tous mourir», a raconté, en peinant à retenir ses sanglots, Kaitlin Roig, institutrice de cours préparatoire, interviewée sur ABC.

En entendant les premiers coups de feu, la jeune femme a pu rassembler et cacher ses 15 élèves de six et sept ans dans les toilettes alors que retentissait la fusillade dans son école primaire du Connecticut, où 20 enfants et 6 adultes sont morts.

Une fois entrés dans la petite pièce, «j’ai posé une étagère devant la porte avant de la refermer, j’ai éteint la lumière, on était dans le noir», raconte-t-elle.

«Je leur ai dit d’être totalement silencieux, j’avais peur que s’il (le tireur) entre, il nous entende et commence à tirer à travers la porte. Je leur ai dit: « Il y a des méchants en ce moment dehors », s’ils se mettaient à pleurer, je leur prenais le visage et leur disait: « ca va aller »».

«Un de mes élèves m’a dit: « Je fais du karaté, donc ça va, je vais vous faire sortir ». Un autre: « Je veux ma maman« », ajoute la jeune femme blonde, les larmes aux yeux.

«J’entendais les coups de feu dans le couloir, je me disais: « Je suis dans la première classe, pourquoi il ne vient pas, on est les prochains »».

«Je me disais: « Un petit de six, sept ans, qu’est ce qu’il pense, je suis presque un de ses parents en ce moment ». Je leur ai encore dit: « Je veux que vous sachiez que je vous aime tous très fort », je pensais que ce serait la dernière chose qu’ils allaient entendre, je ne voulais pas que les coups de feu soient une des dernières choses qu’ils entendent», dit-elle.

«Quand les coups de feu se sont arrêtés, et ils n’ont pas duré tant de temps que ça, j’ai dit: « On ne va nulle part, on reste ici jusqu’à ce qu’un gentil vienne ici et nous fasse sortir« ».

La «police est venue frapper, j’ai dit: « Mettez votre badge sous la porte », ce qu’a fait le policier, j’ai dit « Si vous êtes vraiment un policier, vous avez les moyens de trouver une clé »».

«Il a eu la clé», ajoute-t-elle, «a ouvert la porte et nous a fait sortir et fait rejoindre les autres élèves et instituteurs qui attendaient que les parents viennent les chercher».

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