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[Ciné d'Islande] Börn náttúrunnar | Les Enfants de la nature

Publié le 16 novembre 2012 par Alanlimo @ChristoChriv

Les Enfants de la Nature (Islande)

Réalisé par Friðrik Þór Friðriksson (1991)

Un vieux paysan veuf retrouve son amour de jeunesse dans un hospice. Ils decident de s’enfuir pour retourner au pays.

Trouver sa place dans la nature, pour trouver son propre destin.

C’est mélancolique comme un paysage islandais. Un bout de terre perdu quelque part au nord de l’Atlantique, entre un glaçon géant et des volcans imprononçables. De la poésie créée par des sables noirs, un vieil homme, un amour perdu, et un petit garçon caché quelque part loin, loin, loin, au fond de soi. Comme un voyage initiatique, mais dans le sens contraire des aiguilles d’une montre.

Les Enfants de la nature est un film presque inconnu du grand public, un film qui ne passe que dans de rares cinémas d’art et d’essai. Introuvable, à moins de fouiner dans les sphères cachées du net ou d’écumer les brocantes, les DVDthèques, les connaisseurs et les cinéphiles adeptes de bijoux-que-personne-d’autre-ne-connaît. Parce qu’il est islandais, parce qu’il date de 1991, tombé dans l’oubli des Français malgré une nomination à l’Oscar du meilleur film en langue étrangère.

Un homme devient trop vieux pour s’occuper de sa ferme et personne ne veut l’accueillir chez lui – ni sa fille, ni son beau-fils, ni la ville. On le planque dans une maison de retraite où, magie de la vieillesse, il retrouve un amour de jeunesse – et les voilà, qui décident de s’enfuir, de voler un 4×4, de parcourir les routes et les terres sauvages de l’Islande et de jouer aux aventuriers du troisième âge, amoureux, réunis, heureux de pouvoir mourir avec l’autre à leur côté.

Un très, très beau film – à conseiller en soirée pour briller, et passer pour un parfait cinéphile-qui-s’y-connait.

Bande annonce (en anglais et en islandais) :


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