Mais, de poker, il n’y en a pas qu’un. Le premier auquel j’ai été présentée, était le Poker Menteur, apparement moins connue, cette version est pourtant jouissive et nettement plus rapide que la seconde. Des dés, un “chapeau”, on secoue un bon coup, on passe au voisin (en priant pour qu’il ne remette pas en doute nos dires) et on continue. C’est à la fois simple et complexe mais surtout très dynamique ! Le deuxième poker est évidemment la version carte, jetons, tapis, malette. Si ça en jette plus, c’est quand même un peu plus compliqué et surtout parfois très long. Tout le monde a le droit de se coucher, ce qui n’est pas le cas au “poker menteur” où, pas le choix, il faut aller jusqu’au bout.
Mais ce phénomène ne se limite pas aux jeux de carte et aux jeux d’argent, n’est-ce pas? A l’heure où on peut être en contact avec la moitié de la terre en moins de trente secondes, les gens sont de plus en plus seuls. Ou se sentent seuls. Même lorsqu’ils sont plus entourés que jamais. Un phénomène qui s’amplifie à l’approche des fêtes, bien sûr, mais qui n’en est pas moins présent tout le long de l’année. Alors sommes-nous devenus plus timides? Ou plutôt plus intolérants, selectifs, impatients et insatifaits? Parce qu’après tout, si l’herbe est toujours plus verte chez le voisin, parfois, lorsqu’on s’y rend, on se rend compte que la nôtre n’est peut-être pas aussi belle mais qu’enfin, c’est la seule qu’on a et que ça fait d’elle quelque chose d’unique à la valeur bien plus élevée que celle du voisin.
Tout ça pour dire que quand j'entends certains juger et se plaindre continuellement de leurs proches, de leur famille qui est trop ci, de leurs amis qui font trop ça, de leurs collègues qui sont pas comme ils estiment devoir être, je ne peux m'empêcher de sortir ma Poker Face en me disant qu'ils devraient peut-être, avant de se plaindre, se rendre compte de la chance qu'ils ont, d'en avoir, des proches, des gens à qui parler tous les jours ou simplement un semblant de vie sociale. Même si tous ces gens sont imparfaits et obligatoirement décevants parce que, en réalité, ils le sont aussi, non? En fait, si on y réfléchit, on est tous imparfait et, un jour où l'autre, décevant pour quelqu'un et, dans le fond, ce n'est pas pour autant la fin du monde !
T’is Alles.
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