À de rares exceptions près, les vidéos filmant les exploits de skateurs sont d’un ennui mortel.
Un loulou en tennis difformes et mal lacées, affublé d’un t-shirt sale et du pantalon de son grand frère obèse, fait des cabrioles sur sa planche à roulettes.
Pour immortaliser les exploits, une caméra affublée d’un objectif grand angle - fish eye pour celles et ceux de la partie. Une bien bonne idée: les droites sont courbes et les gueules sont moches.
Pour achever le spectateur, si la musique est un rot, tant mieux - elle sera mixée pleine balle avec le bruit usant des roulettes sur le bitume.
Voilà pour la norme.
Ô ivresse, Firefly de Jan Minol vient moucher un peu tout çà.
Peut-être la pleine lune. Ou la musique. Ou le soin graphique apporté à l’ensemble. Ou la capuche qui anonymise le lascar pour réduire la scène à l’essentiel: le mouvement du corps et le flottement.
Le bleu doit jouer aussi.
(Pour les curieux, un making of est dispo. Avec un sympathique dubstep de Magnetic Man.)