Au revoir, Cartier !

Publié le 16 février 2013 par Gintonhic @GinTonHic

Cartier est décédé ce soir, vers 22 h, je pense par ma faute.

Au revoir, Cartier!

Cartier, c’était mon Betta, acheté il y a trois semaines. 

Je crois que c’est moi qui l’ai tué. Par mon incompétence. Par mon ignorance.

Il était beau, quand je l’ai acheté.  Il a été beau pendant deux semaines. Puis, la dernière semaine, j’ai remarqué qu’il avait perdu une nageoire, celle de gauche.  Je me suis demandée si ce n’était  pas par ma faute. L’aurais-je blessé avec le filet au moment de changer l’eau. 

En parlant de changer l’eau, quand je l’ai acheté, personne ne m’a dit qu’il fallait garder une portion de la vieille eau. Ce que je n’ai pas fait.  Et puis, Cartier, que j’ai nommé après Jacques Cartier pour la chanson : Cartier, Cartier, si t’avais navigué…, ben, mon Cartier s’est mis à perdre toutes ses nageoires.

Je me suis « pitchée »sur le Web pour trouver une solution.

J’ai acheté des médicaments pour le soigner. Mais en vain. 

Chaque jour il allait de plus en plus mal. Il ne mangeait plus rien. Il flottait. Je lui ai acheté une feuille pour l’aider à se reposer. J’ai ajouté du sel à l’eau, des médicaments. Rien n’a fait.  Je le voyais respirer. Souffrait-il? Je n’ai jamais su.

J’ai prié mon père.

« Père, si Cartier est pour mourir, veux-tu S.V.P. le faire mourir rapidement ». 

J’ai prié il y a 30 minutes. Cartier est mort entre  temps. Tant mieux. S’il souffrait, il ne souffre plus. 

Je l’ai pris dans mes mains. Je l’ai flatté. J’ai soufflé dans sa bouche. Rien.

J’ai flatté son ventre dans l’espoir de voir son souffle revenir. Rien.

Cartier est parti. 

Je m’en veux. 

Parce que j’aurais dû m’informer sur comment prendre soin d’un Betta AVANT d’en acheter un. 

Je m’en veux, s’il a souffert de mon ignorance.

Je m’en veux, car je n’ai pas su lui donner une meilleure vie qu’à l’animalerie.

Je m’en veux pour tous ces imbéciles qui adoptent des animaux sans savoir comment en prendre soin.

Je m’en veux d’avoir été si égocentrique.

Je m’en veux.

Mais, surtout, je suis tellement triste du sort que je lui ai fait subir.

Au revoir, Cartier, j’espère que de là haut tu sauras me pardonner ce que moi-même je ne me pardonne pas.

Au revoir Cartier…

Au revoir…


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