Le fait que la police de Moscou n’ait pas protégé contre les agressions physiques les personnes qui manifestaient, samedi 25 mai, en faveur des droits des lesbiennes, des gays et des personnes bisexuelles, transgenres et intersexuées renforce l’impression que l’État autorise la violence et la discrimination, a déclaré Amnesty International.
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Les militants tentaient de mettre en place des piquets pour protester contre des lois homophobes, notamment contre un projet de loi fédérale interdisant la "propagande de l’homosexualité", et pour attirer l’attention sur la discrimination et la violence persistantes dont sont victimes les personnes LGBTI dans le pays.
"Au lieu d’arrêter des manifestants pacifiques, les autorités russes devraient les protéger des attaques extrémistes dues au comportement discriminatoire de certaines personnes", a déclaré David Diaz-Jogeix, directeur adjoint du programme Europe et Asie centrale d’Amnesty International.
Le fait de ne pas protéger les militants face à des agressions violentes menées par des contre-manifestants et de ne pas engager de poursuites judiciaires contre les responsables de violences envers des personnes LGBTI va à l’encontre des obligations de la Russie au regard du droit international relatif aux droits humains.
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