Le train sans conducteur qui s'est emballé et déraillé avec sa cargaison de pétrole brut le 6 juillet 2013 au Québec est une double catastrophe: humaine et écologique. Le bilan provisoire fait état de 13 morts, d'une cinquantaine de disparus et de très nombreux blessés. Sans compter les conséquences sur l'environnement...
En cause, une erreur de manipulation des pompiers
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La course folle du train s'est terminée par une série d’explosions qui a déclenché un gigantesque incendie détruisant en grande partie le centre de la petite ville, touchant une quarantaine de bâtiments, et obligeant l'évacuation d'environ 2000 personnes par sécurité. Les autorités s'inquiètent aussi des retombées polluantes de cette catastrophe où déjà plus de 100.000 litres de pétrole se sont déversés dans la rivière Chaudière et menacent maintenant d'atteindre le fleuve Saint-Laurent.
Yves François Blanchet, porte-parole du ministère québécois de l'Environnement, a déclaré: "Toutes les ressources sont déployées pour limiter au maximum la quantité qui pourrait se rendre dans le fleuve Saint-Laurent".
Une enquête indépendante a été ouverte par le Bureau canadien de la sécurité des transports (BST). Le Ministre canadien des Transports, Denis Lebel, venu sur les lieux constater l'ampleur des dégâts a affirmé: "La locomotive en cause avait été inspectée le 5 juillet, la veille de l'accident, par un agent du ministère qui n'avait décelé aucune lacune". La presse canadienne précise: "Ottawa exige que les transporteurs choisissent des wagons-citernes plus épais quand ils renouvellent leur flotte. Mais il permet néanmoins aux vieux modèles, dont la tête et l'enveloppe sont trop minces, selon les autorités, de rester en service".
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