Suite au dernier prélèvement sur un des puits de la centrale nucléaire de Fukushima effectué ce 9 juillet 2013, il a été révélé que l'eau souterraine contenait 11.000 becquerels de césium 134 par litre soit 2.000 de plus que le lundi 8 juillet, et 22.000 becquerels de césium 137 soit une augmentation de 4.000 en un seul jour. Cette eau hautement radioactive se déverserait dans la mer.
Des soupçons peu rassurants
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La compagnie Tokyo Electric Power (Tepco) - nationalisée par l’État japonais en juin 2012 - gère toujours le complexe atomique. Elle a annoncé le 9 juillet 2013 avoir constaté une nouvelle augmentation du niveau de césium radioactif dans un puits de prélèvement situé entre les réacteurs et la mer, une multiplication par 90 en trois jours du niveau de césium. Toutefois elle ignore les raisons de ces hausses étonnantes et promet de renforcer les contrôles.
Le directeur de l'autorité de la sûreté nucléaire japonaise, Shunichi Tanaka, lors d'une réunion diffusée sur l'internet, a pour sa part déclaré: "Je souhaite que, tout en faisant la lumière sur l'origine de cette contamination, soient prises les mesures appropriées. Il est également nécessaire d'évaluer l'impact sur les espèces halieutiques et les fonds marins et que soit mesuré l'impact de davantage d'éléments radioactifs, pas seulement le césium". Quant aux membres de cette autorité ils ont conclu: "Il existe de forts soupçons que l'eau hautement radioactive accumulée dans le sol ne se répande dans la mer"... Un aveu en forme d’interrogation, qui ressemble à une alerte lancée au monde avant l'annonce officielle d'un océan Pacifique contaminé.
Triste hasard, Masao Yoshida, l'un des témoins principaux de cette catastrophe, vient de décéder ce mardi 9 juillet 2013, à l'âge 58 ans, d'un cancer de l'œsophage. Il dirigeait la centrale à l'époque de l'accident. Toutefois, d'après le communiqué de Tepco, sa maladie ne serait pas lié aux radiations encaissées.
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