Des centaines de sympathisants de Mohamed Morsi, appréhendés par les autorités égyptiennes, sont privés de leurs droits fondamentaux, écrit Amnesty International dans une nouvelle synthèse rendue publique mercredi 17 juillet.
Les autorités égyptiennes doivent respecter le droit de bénéficier d'une procédure régulière des personnes ayant été arrêtées et accusées d'avoir prôné ou employé la violence ces deux dernières semaines. Les allégations de mauvais traitements doivent de toute urgence faire l'objet d'enquêtes.
"En cette période de clivages et de divisions extrêmes, il est plus important que jamais que le ministère public montre qu'il est véritablement indépendant et n'est pas politisé. Le risque avec ces cas est que l'esprit de vengeance puisse sembler l'emporter sur la justice", a indiqué Hassiba Hadj Sahraoui, directrice adjointe du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord d'Amnesty International.