Des militantes politiques vivant en milieu rural au Zimbabwe ont dit à Amnesty International avoir été menacées d’actes violents et contraintes à fuir avec leurs enfants, après avoir refusé de révéler pour qui elles avaient voté à des partisans du parti de Robert Mugabe pendant les élections harmonisées.
Au moins six femmes ont dit avoir quitté leur domicile avec leurs 12 jeunes enfants, après avoir été menacées par des chefs de villages du district de Mukumbura, dans la province centrale du Mashonaland, peu après le scrutin du 31 juillet.
"Il semble que les sympathisants de la ZANU-PF aient voulu s’assurer que ces femmes ne votent pas pour les autres partis et qu’ils aient essayé de compromettre le vote à bulletin secret. Face aux informations selon lesquelles des personnes ont été déplacées pour des motifs politiques en milieu rural, la police zimbabwéenne doit garantir la sécurité des militants politiques dans ces zones. Les autorités sont tenues d’enquêter sur toutes les menaces de violence et de veiller à ce que les auteurs présumés de celles-ci soient traduits en justice", a indiqué Noel Kututwa, directeur du programme Afrique d’Amnesty International.