PETITION. RDC : reconnaître le génocide contre le peuple de la République démocratique du Congo

Publié le 20 août 2013 par Menye Alain

Chers amis, encore une fois, je vous invite à aller signer une petite pétition qui peut faire de grandes choses, que dis-je, de très grandes choses. Ceci, en rétablissant la justice dans le cadre, sans doute, de l’un des plus grands génocides contemporains qui reste silencieux et qui se déroule en République démocratique du Congo (RDC), en Afrique. Merci.

Allain Jules


Pétition pour que les traités subséquents à l’accord-cadre d’Addis Abeba, concernant la République démocratique du Congo, instaurent une justice pour tous dans la sous-région des Grands Lacs.

Il a toujours été de la prérogative des gouvernements de définir la notion de génocide. Aujourd’hui, les peuples de la sous-région des Grands Lacs, victimes de tortures, viols, enlèvement, massacres et déplacements forcés au nom de la course aux minerais, sont l’objet d’un génocide continu et non reconnu par la Communauté internationale.

Une paix durable en République démocratique du Congo (RDC) et dans la sous-région des Grands Lacs ne pourra jamais être construite aussi longtemps que le génocide et les autres crimes internationaux commis en RDC resteront impunis.

Les divers accords de paix consécutifs (1999: accord de paix de Lusaka (Zambie); 2002: accord de paix de Sun City (Afrique du Sud); 2006: accord de paix d’Ituri (RDC); 2007: communiqué de Nairobi; 2008: accord de paix de Goma) imposés par la Communauté internationale aux populations de la région des Grands Lacs n’ont pas réussi à mettre un terme au génocide des populations congolaises, aux crimes de guerre et aux crimes contre l’humanité perpétrés dans l’Est de la RDC.

De fait, cette région a subi la perte de 800 000 Rwandais en 1994. La région a également connu la mort de plus de 300 000 Hutus sur le territoire congolais selon certains rapports, ainsi que l’assassinat de plus de 6 millions de Congolais, et le viol systématique de femmes, d’enfants et d’hommes depuis 1996. Plusieurs rapports de l’ONU documentent ces faits et désignent les auteurs responsables de ces atrocités.

L’élimination systématique des populations des Grands Lacs par les milices armées rwandaises, burundaises et ougandaises, s’accompagne du pillage des ressources naturelles de la RDC. La course aux minerais sert à asseoir et enrichir les gouvernants de ces mêmes pays qui, à leur tour, sont au service de multinationales et de certaines puissances occidentales. La dépopulation planifiée de zones spécfiques de l’Est de la RDC à des fins de modification démographique est également à prendre en considération. Les populations de l’Est de la RDC subissent, en tant que groupe national, des atteintes graves à leur intégrité physique et mentale, des conditions d’existence visant leur destruction physique, ainsi que des violences perpétrées dans le but d‘entraver les naissances.

Aujourd’hui, l’accord de paix signé à Addis Abeba le 24 février 2013 doit aider la région à sortir de la crise sans quoi il demeurera lettre morte, comme les différents accords de paix signés précédemment. Par conséquent, des efforts majeurs doivent être fournis afin qu’il y ait une désignation publique des agresseurs de la République Démocratique du Congo et une implication sérieuse des acteurs déterminants non expressément ciblés par cet accord.

Les mécanismes de suivi de l’accord-cadre d’Addis-Abeba doivent être renforcés afin que cet accord-cadre revête la légitimité nécessaire à son application. La justice pour tous et la garantie de non-répétition descrimes de génocide, crimes de guerre, crimes contre l’humanité, commis dans l’Est de la RDC demeurent encore et toujours les conditions sine qua non à l’instauration d’une paix durable en RDC.

C’est ainsi quenous demandons:

- La désignation et la condamnation des agresseurs de la RDC;

- La reconnaissance officielle de l’agression de la RDC par le Rwanda, le Burundi et l’Ouganda;

- La reconnaissance politique du génocide des populations congolaises;

- L’implication de l’Etat, à savoir le Parlement, et de la société civile congolaise pour que les Congolais se sentent partie prenante et responsables de leurs actions;

- La participation de toutes les sensibilités sociales, économiques et politiques rwandaises, ougandaises et burundaises aux dialogues de la pacification de la sous-région des Grands Lacs.

- La garantie de non-répétition de l’agression et l’indemnisation du peuple congolais par ses agresseurs.

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