La Mission d’administration intérimaire des Nations unies au Kosovo (MINUK) a singulièrement manqué à son devoir en s’abstenant d’enquêter sur l’enlèvement et le meurtre de Serbes du Kosovo au lendemain du conflit de 1998-1999, écrit Amnesty International dans un rapport rendu public mardi 27 août.
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"Le fait que la MINUK n’ait pas enquêté sur des actes constituant des attaques systématiques et de grande ampleur contre des civils, voire des crimes contre l’humanité, a contribué au climat d’impunité qui prévaut désormais au Kosovo", a déploré Sian Jones, spécialiste du Kosovo à Amnesty International. "Il n’y a pas de prescription pour les crimes contre l’humanité. Ils doivent donner lieu à des enquêtes et les familles des personnes enlevées et tuées doivent recevoir des réparations. Il ne faut pas laisser les Nations unies fuir leurs responsabilités plus longtemps."
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