Les dirigeants du Sri Lanka doivent lutter contre le climat persistant de peur qui règne dans le pays, a déclaré Amnesty International alors que la responsable des droits humains au sein des Nations unies, Navi Pillay, termine sa visite dans le pays.
Lors de la conférence de presse qu’elle a tenue samedi 31 août pour clore sa visite, Navi Pillay a indiqué que de nombreuses personnes qui l’avaient rencontrée lors de son séjour, ou souhaitaient le faire, avaient été menacées par les forces de sécurité, et que les contestataires au Sri Lanka étaient "très souvent attaqués, voire réduits au silence de manière permanente".
"L’avis exprimé par Navi Pillay lors de sa visite rejoint nos propres conclusions sur la situation des droits humains dans le pays. Il est extrêmement dangereux de critiquer la politique gouvernementale au Sri Lanka, et l’ampleur des manœuvres de harcèlement utilisées contre les détracteurs pour les faire taire est choquante", a expliqué Polly Truscott, directrice adjointe du programme Asie-Pacifique d’Amnesty International.