La condamnation de huit soldats du commandement des forces spéciales (KOPASSUS) constitue un pas vers la fin de l'impunité en Indonésie, a déclaré Amnesty International, mais montre aussi que les tribunaux militaires ne sont pas les juridictions appropriées pour juger les membres de l'armée accusés de violations des droits humains.
Cinq autres militaires reconnus coupables de complicité ont été condamnés à des peines plus courtes.
Amnesty International demande aux autorités indonésiennes de modifier la législation existante pour que les crimes impliquant des violations des droits humains commis par le personnel militaire, y compris les exécutions extrajudiciaires et la torture, soient clairement définis dans la loi et puissent être jugés par des tribunaux indépendants civils et non par des tribunaux militaires.