J'étais à cent mille lieues de penser à Cathy de Paris et ce matin je reçois un mot de sa part, trois photos, dans mon courriel. Cathy, copine de jeunesse, des lustres que je ne l'ai vue. Époque où je pensais que le plus important n'était que liberté à chercher, océans à parcourir, Amazonie à explorer, filles à aimer, chevaux à monter, Vian à lire, Dylan et Ferré à écouter, armée à quitter. Époque où je me disais, ma vie va-t-elle commencer ? Elle me balance un mot laconique et gentil, trois photos dont celle-là, se rend pas compte la Cat.

L'autre, une part de nous en lui, une part de lui en nous. Vivre : Ce qu'on doit faire et vivre, le mieux possible si c'est possible. Vivre : La vie ne commence pas au premier cri post matriciel jailli, pas plus qu'elle ne commence ni à vingt ou soixante ans, la vie commence bel et bien à la première connexion avec l'autre, à la première relation vraie établie. La vie : Queue de comète génialement belle et folle, poussière d'étoile, poussière de vie... Mais nous - obligatoirement - poussière dorée dans le rai de lumière !
