Les autorités honduriennes doivent abandonner les poursuites, fondées sur des accusations fallacieuses, engagées contre trois dirigeants indigènes dont le procès s'est terminé le vendredi 20 septembre 2013.
"Ceux qui défendent les droits fondamentaux au Honduras risquent désormais leur vie. Les dirigeants indigènes protégeant les droits de leur peuple sont particulièrement visés", a déploré Nancy Tapias Torrado, spécialiste à Amnesty International des défenseurs des droits humains de la région des Amériques. Elle a rencontré ces trois responsables en mai.
Bertha Cáceres, Tomás Gómez et Aureliano Molina ont été accusés "d'usurpation, de coercition et de dommages continuels" et d'avoir incité d'autres personnes à commettre ces mêmes infractions. S'ils étaient emprisonnés, Amnesty International les considérerait comme des prisonniers d'opinion.
Les trois accusés étaient en première ligne d'une campagne concernant un projet hydroélectrique à Rio Blanco, dans le nord-ouest du Honduras, où vit la communauté indigène Lenca. Ils veulent que leurs droits fondamentaux soient respectés, notamment le droit de donner leur consentement libre, préalable et éclairé à propos de ce projet.