Le détachement

Publié le 01 octobre 2013 par Adamante
Je ramperai vers la lumière pour ne pas m’enliser dans le vide surgi de mes abîmes. Faut-il tomber si profond dans la faiblesse pour toucher enfin à l’amour ? pénétrer le dénuement essentiel qui laisse désemparé mais sans tristesse ni joie ? Ému aimant sans attente sans remord ébahi d’antagonismes et pourtant les yeux  pleins de larmes. Se retrouver enfant bercé de vent pliant sans résistance sous ses assauts roseau primaire matériau brut souple gangue primordiale qui conçoit explore nos possibles chemins tracés dans nos veines qui nous poussent à grandir à faillir à tomber à nous relever à persévérer. Taille sans concession des facettes  de notre diamant source à découvrir à préserver à espérer. Faut- il descendre si profond dans nos grottes intérieures pour enfin l’extraire cette pierre précieuse et la faire rutiler dans les eaux pures de notre abandon ? Le Tout  qui nous attend  efface notre conscience de soi éveille notre conscience d’Être nous pousse à rejoindre cet état indéfini qui murmure à l’oreille de notre cœur ses mots d’azur et de nuit noire ses mots d’étoile et de soleil ses mots d’herbe ses mots d’arbre ses mots indistincts. Cet état est un chant un souffle une brise ténue qui agite nos océans intérieurs fracasse nos certitudes vaporise nos attaches sur les rochers de son infinie tendresse pour nous apprendre le détachement qui est paix. ©Adamante 04/2013