13 novembre 2013
Aller chercher Benjamin à son école, le faire déjeuner, lui tenir compagnie chez lui jusqu'à ce que sa grande soeur revienne du collège ...
Telle était ma fonction hier puisqu'ainsi en avait été décidé par les animateurs et assistants des écoles de Paris.
Ils réclament des moyens supplémentaires pour faire face à la réforme des rythmes scolaires.
J'avoue qu'en la matière, je me garderai bien (et c'est le cas de le dire !) de formuler un jugement sur le bien-fondé de cette énième réforme ou ses modalités d'application. De toutes façons, les parents considèrent l'école "aussi" comme une garderie, je ne vois pas bien précisément poourquoi ils se plaignent. Mais naïvement, j'imaginais que le temps supplémentaire de présence serait utilisé à l'approfondissement des connaissances ou au soutien scolaire et non à des activités ludiques. Et je me demande comment les écoles réussissent à trouver des animateurs pour un temps nécessairement très partiel, saupoudré jour après jour.
En tous cas, demain, ce sera au tour des enseignants de débrayer. Enfin, pas dans toutes les écoles de Paris ... encore un facteur d'inégalité.
Les parents se débrouillent comme ils peuvent. Ou alors, s'ils réussissent aussi facilement à prendre des jours de congé, c'est qu'ils en ont pléthore ... Quel bazar !