Alejandra Pizarnik | Fiesta

Publié le 27 novembre 2013 par Angèle Paoli
« Poésie d’un jour

FIESTA

He desplegado mi orfandad
sobre la mesa, como un mapa.
Dibujé el itinerario
hacia mi lugar al viento.
Los que llegan no me encuentran.
Los que espero no existen.


Y he bebido licores furiosos
para transmutar los rostros
en un ángel, en vasos vacíos.


Alejandra Pizarnik, Los trabajos y las noches, Editorial Sudamericana, Buenos Aires, 1965, pág. 106.

FÊTE

J’ai déployé mon état d’orpheline
sur la table, comme une carte.
J’ai dessiné l’itinéraire
vers mon pays au vent.
Ceux qui arrivent ne me trouvent pas.
Ceux que j’attends n’existent pas.


Et j’ai bu des liqueurs furieuses
pour transmuer les visages
en un ange, en verres vides.


Alejandra Pizarnik, Les Travaux et les Nuits, Ypsilon Éditeur, 2013, page 46. Postface d’Olga Orozco. Traduction de Jacques Ancet.




ALEJANDRA PIZARNIK

Image, G.AdC

■ Alejandra Pizarnik
sur Terres de femmes

Œuvre poétique (note de lecture d’AP)
Cahier jaune et L’Enfer musical (note de lecture d’AP)
→ El olvido (poème extrait de Les Travaux et les Nuits)
→ Invocations (poème extrait de Les Travaux et les Nuits)
→ La lumière tombée de la nuit (poème extrait des Aventures perdues)
Les Aventures perdues (extraits + notice bio-bibliographique)
→ La parole du désir (extrait de L’Enfer musical)
→ Presencia de sombra (extrait de L’Autre Rive)
→ 22 mai 1966 | Journal d’Alejandra Pizarnik
→ 25 septembre 1972 | Mort d’Alejandra Pizarnik
→ (dans la galerie Visages de femmes) « L’Obscurité des eaux » (poème extrait de L’Enfer musical)



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