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Le cinoche à Jules-The World's End (Dernier Pub avant la fin du monde)

Publié le 04 décembre 2013 par Jules

the-world's-end

Simon Pegg et Edgar Wright sont des Geeks enragés. Des ayatollahs de la culture populaire. Avec leur copain Nick Frost ils ont triomphé en Angleterre avec la série désopilante Spaced. Shaun Of The Dead, leur relecture parodique du film de Zombie, les a fait connaitre dans le monde entier. Même si Pegg cachetonne dans de grosses productions hollywoodienne (Star Trek, Mission impossible) il rempile régulièrement avec ses collègues.
Ce qui les distingue du tout venant est leur grande capacité d’écriture. Leurs scénarios sont à la fois drôles et ultra référencés, mais également touchants. Ils portent un regard attendris sur leur génération. De plus Edgar Wright (la botte secrète du trio) se révèle être un remarquable metteur en scène. Il est à l’aise pour mettre en image les joutes verbales, le comique de situation mais aussi (ce qui est moins évident) les scènes d’actions qui bourre. The World’s End est le dernier volet de ce qu’ils ont appelé la trilogie « Cornetto » (« Blood and Ice Cream » en VO) comprenant Shaun Of The Dead et Hot Fuzz.

Gary, un éternel ado de 40 ans convainc ses amis d’enfances d’honorer un ancien pari. Une course à étapes dans les nombreux Pub de leur village natal. Une invasion extra terrestre va tout compliqué. Comme pour les deux précédents opus, les hommages abondent : les films de potes à la John Hughes, L’invasion des Profanateurs de sépultures de Don Siegel et même les films de Hong Kong (Drunken Master en tête). Mais ce qui est fort, c’est que The World’s End digère toutes ces influences au service de son propos. C’est ainsi une belle réflexion sur la nostalgie et l’impossibilité de revivre le passé. Mais aussi la nécessité d’aller de l’avant sans pour autan renier ses convictions. Au passage ils égratignent gentiment la génération « y » et l’uniformisation galopante de la société qui rejette tous ce qui n’est pas politiquement correcte.

Idéale pour les soirées d’hiver, The World’s End est un film de potes hilarant qui sent bon le houblon et qui renoue avec une certaine idée du divertissement propre aux années 80.


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