Cher Chat,
En ce 1er janvier, alors que sur mon 31 la veille, j’ai fait les 400 coups, récolté un zéro de conduite et vu 36
1. Perdre du poids
Le surplus pondéral est l’ennemi public numéro 1 et il ne se trouve pas une quadragénaire qui ne veuille, après les agapes de la St Sylvestre, rentrer dans le jean de ses 18 ans. Or, si l’on peut se délester sans problèmes de quelques kilos, encore faut-il qu’on les perde à l’endroit convoité ! Vous espériez une éclipse de Lune et en fin de compte, il n’y a plus personne au balcon. On ne peut donc asseoir la diète sur aucun fondement.
2. Faire du sport
Le début de l’année voit une hausse impressionnante des inscriptions dans les clubs d’entrainement. Si en janvier, on y roule l’ardente ambition de brûler quelques calories sur des tapis, la motivation s’haltère rapidement, car, sur des vélos stationnaires, on ne peut décidément que se conditionner physiquement à la flemme olympique.
3. Arrêter de boire
Se peut-il qu’il faille arrêter de boire quand justement on commence à avoir de la bouteille ? S’il nous faut parfois arrêter de jouer avec le feu et mettre la pédale douce, doit-on pour autant abandonner toute conduite en état d’ivresse ? Et puis, après tout, le lever de coude n’est-il pas un conditionnement physique comme un autre. Je dirai donc, à brûle-pourpoint, que lever régulièrement un ballon et souffler dedans peut s’avérer un sport d’équipe permettant de garder la forme. Ronds toute l’année !
4. Arrêter de médire
Qu’est-ce qu’on pourrait bien se raconter mes copines et moi si on ne parlait plus dans le dos des autres ? Sans être adepte de critiques incendiaires, il est donc salutaire pour l’amitié d’allumer et d’alimenter quelques foyers criminels. Puisque ces petites méchancetés qu’on embrase sur le ton de la confidence sont créatrices de liens sociaux, il n’y a donc pas de mal à se faire du bien en disant du mal.
5. Passer moins de temps sur Facebook
On devrait s’imposer un cessez-le-feu sous prétexte que les amitiés y démarrent comme des feux de paille, mais qu’elles s’évanouissent souvent en fumée, qu’on y retrouve des amis de maternelle sans lesquels on vivait très bien avant, qu’on y fait feu de ragots insipides. Mais je veux malgré tout continuer à parler à un mur et n’y voir que du feu parce que Facebook est le meilleur ami de ma procrastination.
C’est pourquoi je choisis, cette année, de n’y voir qu’un feu d’artifice. Imaginez alors, cher Chat, que j’aie le feu sacré !
Sophie